Un pick-up Volkswagen destiné aux États-Unis pourrait reposer sur une plateforme développée en interne si les discussions avec Ford ou un autre constructeur n’aboutissent pas, selon Bloomberg.
Le groupe allemand cherche à renforcer une activité américaine qui reste en deçà de ses attentes. Son directeur général, Oliver Blume, voit dans l’Amérique du Nord un important potentiel de croissance, notamment sur les segments des SUV robustes et des pick-up, où Volkswagen est peu présent.
Le choix de la plateforme est donc au cœur de cette offensive. Volkswagen étudie une coopération industrielle, tout en gardant la possibilité de mener son propre développement. À ce stade, aucune des deux voies n’est arrêtée.
Un pick-up Volkswagen avec Ford, ou une plateforme maison
Selon Bloomberg, qui cite des dirigeants du groupe, Volkswagen pourrait développer une plateforme à châssis séparé pour ses futurs véhicules américains si aucun accord n’est trouvé avec Ford ou un autre constructeur. Cette architecture distingue le châssis de la carrosserie, plutôt que de les réunir dans une structure monocoque.
Les discussions avec Ford portent sur une possible coopération pour un SUV et un pick-up à essence, avait précédemment indiqué Bloomberg. Elles se poursuivent, avec une décision finale attendue d’ici à la fin de 2026, d’après les dirigeants interrogés par le média.
Il ne s’agit donc pas de départager deux programmes officiellement lancés, mais de choisir comment accéder à ces segments : avec un partenaire ou avec une base technique propre. La plateforme maison reste une solution envisagée en cas d’échec des négociations, pas un choix déjà validé.
Un partenariat industriel déjà bien installé avec Ford
Volkswagen et Ford ne partiraient pas de zéro. Les deux constructeurs entretiennent un partenariat européen depuis 2020, avec plusieurs échanges de technologies et de capacités de production.
Ford utilise ainsi la plateforme électrique MEB de Volkswagen pour ses Explorer et Capri, produits dans son usine de Cologne, en Allemagne. Son véhicule utilitaire Tourneo reprend également des technologies du Volkswagen Caddy.
La coopération fonctionne aussi dans l’autre sens : le Volkswagen Transporter repose sur la plateforme du Ford Transit et sort de la même usine que celui-ci, en Turquie.
Les deux groupes savent donc déjà partager des bases techniques tout en commercialisant leurs propres véhicules. Ces programmes ne préjugent toutefois pas d’un accord pour les SUV et pick-up visés aux États-Unis : ce nouveau volet reste en négociation.
Audi et Scout complètent les ambitions nord-américaines
La stratégie régionale de Volkswagen ne se limite pas au projet de SUV et de pick-up. Audi y occupe également une place importante. La marque premium dépend fortement des importations aux États-Unis, ce qui l’expose aux droits de douane, et le groupe envisage une production locale.
Selon les dirigeants cités par Bloomberg, les décisions concernant le développement de véhicules Audi aux États-Unis sont examinées séparément du programme de SUV et de pick-up. Les deux dossiers participent aux ambitions américaines du groupe, sans relever d’une décision industrielle unique.
Volkswagen renforce aussi les responsabilités de ses équipes nord-américaines et poursuit l’augmentation de sa production locale. Marco Schubert a pris la responsabilité globale de la région en octobre 2026.
De son côté, Scout Motors, autre activité du groupe, construit une usine en Caroline du Sud destinée à des SUV et des pick-up. Volkswagen avance ainsi sur plusieurs fronts en Amérique du Nord, tandis que le choix entre un partenaire et une plateforme propre reste ouvert pour le programme discuté avec Ford.





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