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Vowles : le plafond budgétaire en F1 creuse l’écart

James Vowles estime que le plafond budgétaire en F1 a stabilisé les finances des écuries sans réduire les écarts sportifs. Le directeur de Williams souligne que les quatre premières équipes marquent désormais 83 % des points et demande un ajustement pour celles qui doivent moderniser leurs infrastructures.

James Vowles, directeur de l'écurie Williams, lors d'une conférence de presse. F1
© Williams Racing

Pour James Vowles, le plafond budgétaire en F1 protège les écuries financièrement, mais accentue l’écart entre les quatre premières et le reste de la grille.

Les quatre premières prennent 83 % des points

À Sepang, ce vendredi 2 octobre, le directeur de Williams a fait le bilan du plafond instauré en 2021. Pour lui, la règle a protégé les équipes de l’instabilité financière qui menaçait plusieurs d’entre elles. Mais sur le plan sportif, Vowles voit désormais un championnat à deux vitesses.

Les quatre premières écuries totalisent 83 % des points. Avant le plafond, leur part se situait entre 70 et 79 %. Les autres n’accèdent au podium que dans 5 % des cas. Avant, cette proportion était de 10 %. « Nous avons aggravé la situation. Le plafond budgétaire l’a aggravée, il ne l’a pas améliorée », affirme-t-il.

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Williams doit financer l’usine et développer la voiture

Vowles reconnaît aussi les erreurs récentes de Williams, notamment la production d’une monoplace trop lourde. Mais il décrit un piège pour les écuries qui reconstruisent leurs infrastructures. Une partie de l’argent autorisé finance alors des systèmes de base plutôt que le développement de la voiture.

Vowles dit dépenser des millions, voire des dizaines de millions, dans ces systèmes. Ils servent simplement à localiser une pièce dans l’usine. On comprend le dilemme : ces dépenses réduisent la part consacrée à la monoplace actuelle. Vowles ne veut pourtant pas supprimer la limite de dépenses. Il souhaite que les équipes parties avec des installations moins avancées puissent acquérir les mêmes outils que leurs rivales. Sans sacrifier le développement de leur monoplace actuelle.

Chez Ferrari, Frédéric Vasseur défend l’autre versant du plafond. Avant son instauration, cinq ou six écuries étaient, selon lui, en faillite ou proches de l’être. La maîtrise des dépenses attire désormais investisseurs et constructeurs, estime-t-il. Elle montre qu’il est possible de concourir sans dépenses illimitées.

On voit le nœud du débat : aider les équipes à rattraper leur retard sans compromettre cet équilibre financier. Écuries et FIA devront déterminer si un aménagement du règlement peut y parvenir sans créer de faille exploitable.

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Kaiizer

Quentin, rédacteur essais chez Moteur Actu, est spécialiste de la culture automobile japonaise (JDM) : Toyota, Nissan, Honda, Mazda, Subaru, Mitsubishi et Lexus. Ses essais "à hauteur de conducteur" mêlent mesures objectives, retour d'expérience sur route et conseils d'achat directs, sans complaisance avec les constructeurs.

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