Zarco et Quartararo à Misano ont laissé deux images opposées dans l’histoire du MotoGP : un point sauvé à la force des bras et un titre mondial décroché au terme d’un dimanche décisif.
Zarco et Quartararo à Misano, deux émotions contraires
À l’approche du Grand Prix de Saint-Marin organisé ce week-end, le MotoGP a remis en lumière, sur Instagram, plusieurs souvenirs marquants du circuit de Misano. Parmi eux se détachent deux séquences françaises : la panne d’essence de Johann Zarco en 2017 et le sacre de Fabio Quartararo en 2021.
Cette sélection traverse plusieurs années de compétition. Elle revient notamment sur les duels entre Valentino Rossi et Jorge Lorenzo en 2016, puis entre Francesco Bagnaia et Enea Bastianini en 2022. Des sauvetages de Bo Bendsneyder en Moto2 et de Marc Márquez en MotoGP complètent ces archives.
Dans cet ensemble, les souvenirs tricolores suivent deux scénarios radicalement différents. Le premier montre un effort physique presque désespéré pour atteindre la ligne. Le second saisit l’instant où un championnat change définitivement de propriétaire.
Johann Zarco pousse sa Yamaha pour sauver un point
Le premier épisode remonte au 10 septembre 2017. Ce dimanche-là, Johann Zarco occupe une solide septième place au guidon de sa Yamaha lorsqu’il tombe en panne d’essence juste avant l’arrivée. À quelques mètres du drapeau à damier, sa course bascule.
Le Français se met alors à pousser sa moto sur toute la ligne droite, tandis que ses concurrents le dépassent un à un. Sa septième place s’éloigne, mais Zarco continue jusqu’à franchir la ligne et obtenir un classement.
Il termine finalement 15e et marque un point. Les positions perdues sont nombreuses, mais cette fin de Grand Prix prend une dimension particulière. Plutôt que l’image d’un simple abandon sur panne sèche, Misano garde celle d’un pilote qui refuse de renoncer avant le drapeau.
Cette scène illustre aussi la brutalité du MotoGP. Une course menée dans le groupe des dix premiers peut basculer dans les derniers instants, sans chute ni problème de rythme. Zarco a perdu le bénéfice de sa septième place, mais son passage à pied sur la ligne droite est devenu l’un de ses souvenirs les plus marquants sur ce circuit.
Fabio Quartararo sacré après la chute de Bagnaia
Quatre ans plus tard, Misano offre une émotion très différente au clan français. Le 24 octobre 2021, le championnat revient pour une seconde manche dans l’année sur le tracé de Saint-Marin, au cours d’une saison dont le calendrier a été bousculé par la pandémie de COVID-19.
Fabio Quartararo arrive avec 52 points d’avance sur Francesco Bagnaia. Trois Grands Prix restent alors à disputer, cette course comprise. Le pilote italien peut donc encore prolonger la lutte pour le championnat devant son public.
Parti de la pole position, Bagnaia mène depuis le premier tour. À six tours de l’arrivée, il chute et voit s’envoler ses derniers espoirs de repousser le sacre. Dans le camp Yamaha, la célébration se prépare déjà.
Quartararo termine quatrième, un résultat qui lui garantit une avance suffisante pour devenir le premier Français champion du monde en MotoGP. La déception de Bagnaia, resté au sol après sa chute, laisse progressivement place à l’explosion de joie du nouveau champion.
Misano n’est donc pas associé au titre par le seul résultat final. C’est aussi sur ce circuit que la lutte mathématique pour le championnat prend fin, avec la chute du dernier rival encore capable de retarder le couronnement.
Instagram entretient la mémoire du paddock
Ces deux souvenirs illustrent la place prise par Instagram dans la communication du MotoGP. Les pilotes et les équipes y partagent leurs actualités, mais aussi les coulisses des Grands Prix, leurs entraînements, leurs déplacements et des images plus anciennes de leur carrière.
Le réseau social occupe désormais une place comparable, voire supérieure, à celle des communiqués traditionnels dans la vie du paddock. Publiées à l’approche d’une course, ces archives replacent chaque rendez-vous dans son histoire récente, au-delà des seuls résultats et classements.
Pour Zarco et Quartararo, quelques images suffisent à faire ressortir deux formes de résistance. En 2017, Zarco lutte jusqu’au bout pour conserver un point après une panne d’essence. En 2021, Quartararo tient sa quatrième place et profite de la chute de Bagnaia pour verrouiller le championnat.
À Misano, les deux Français ont connu des issues opposées, mais chacun a laissé une scène durable dans l’histoire du MotoGP. L’une reste associée à la frustration d’une septième place perdue avant la ligne, l’autre au premier titre mondial français dans la catégorie reine.
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