Les principaux constructeurs américains réclament une interdiction durable des voitures chinoises aux États-Unis, au nom de la sécurité intérieure et de la protection des données.

Une lettre contre les voitures chinoises aux États-Unis
Les principaux groupes automobiles américains se sont associés pour demander au Congrès des États-Unis de préparer une loi interdisant définitivement la vente de ces véhicules. Dans leur lettre, ils mettent en avant les risques liés aux données et à la sécurité intérieure, ainsi que la crainte d’une concurrence jugée agressive, voire déloyale. La progression des marques chinoises en Europe alimente cette inquiétude, même si leur accès au marché américain est déjà pratiquement verrouillé.

Avant toute nouvelle interdiction, les véhicules importés de Chine sont soumis à des droits de douane de 100 %. L’administration Trump a également interdit, à partir des millésimes 2027, les logiciels de connectivité conçus par des entreprises chinoises, quelle que soit l’origine du constructeur qui les utilise. Cette mesure a contraint Polestar, marque suédoise détenue par Geely, à abandonner le marché américain. À partir de 2030, tous les composants électroniques d’origine chinoise y seront aussi interdits.
Un autre texte pourrait concerner Mercedes
Un projet de loi déjà en discussion interdirait aux constructeurs détenus à plus de 15 % par des intérêts chinois de vendre leurs véhicules. Mercedes pourrait être concernée, puisque 20 % de son capital appartient à BAIC et Geely. Par leur lettre, les constructeurs américains cherchent à inscrire cette fermeture dans la durée, même si une future présidence devait adopter une politique moins protectionniste.

Au Canada, un accord signé en janvier 2026 a fait passer la taxe à l’importation de 100 % à 6,1 %. Initialement fixé à 49 000 voitures par an, le quota doit progressivement atteindre 70 000 unités. Les premières Lotus électriques du groupe Geely sont arrivées dans le pays dès mai 2026. En parallèle, les États-Unis travaillent à empêcher ces véhicules de franchir leur frontière, même dans le cadre d’un court séjour touristique.
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