Règlement F1 2026 : Leclerc assume son soutien
Le règlement F1 2026 divise toujours les pilotes. Charles Leclerc défend son intérêt en course après Shanghai, tandis que Carlos Sainz critique une formule qu’il juge trop artificielle et trop complexe.
Édition du soir
Williams, c’est un morceau d’histoire de la F1 posé à Grove, en Grande-Bretagne. Une équipe née en 1977, dans l’élan et l’obstination de Frank Williams et Patrick Head, deux hommes qui ont bâti une structure à leur image : dure au mal, technique, fière, et rarement du genre à faire du bruit pour rien. Dans le paddock, l’identité Williams a longtemps été limpide. Une écurie d’ingénieurs, presque austère parfois, mais terriblement efficace quand elle tenait sa fenêtre de performance. On pense à ces monoplaces bleues et blanches qui ont traversé les époques, à cette capacité à gagner avec des pilotes très différents, et à faire de Grove un vrai centre nerveux de la course. Le genre d’équipe qui respirait la compétition jusque dans ses murs. Le palmarès raconte tout sauf un hasard : 9 titres constructeurs, 114 victoires, 316 podiums, 128 poles. Entre 1980 et 1997, Williams a empilé les couronnes et s’est installée parmi les grandes maisons de la discipline. Son premier succès, décroché à Silverstone en 1979 avec Clay Regazzoni, avait déjà une saveur particulière : gagner à domicile, si tôt dans l’aventure, c’était presque un manifeste. Ce qui rend Williams unique, au fond, c’est ce mélange de tradition et de résistance. L’équipe a connu les sommets, les secousses, les reconstructions, sans perdre complètement ce parfum de “racer team” à l’ancienne. En F1, où tout change à une vitesse folle, Williams garde quelque chose de rare : une âme.
98 articles