Autoneum a conclu un accord pour le rachat de Trèves, une opération pouvant atteindre 64 millions d’euros et dont la finalisation est prévue au début du premier trimestre 2027.
Le rapprochement doit permettre à Autoneum d’intégrer les quelque 4 600 salariés de Trèves et ses 26 sites de production, répartis dans 15 pays. Trèves a réalisé environ 720 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025. Sur une base comparable, le chiffre d’affaires du nouvel ensemble devrait dépasser 2,9 milliards de francs suisses en 2026.
La signature ne vaut toutefois pas clôture : l’opération reste soumise aux consultations des instances représentatives du personnel concernées et aux autorisations réglementaires habituelles.
Un rachat de Trèves payé principalement en actions
Le montant initial s’établit à environ 40 millions d’euros. Plus de 80 % de cette somme sera réglé en actions Autoneum Holding nouvellement émises, tandis qu’environ 7,5 millions d’euros seront versés en numéraire.
À cette première enveloppe pourra s’ajouter un complément de prix de 24 millions d’euros, lié aux résultats et aux synergies obtenus d’ici 2029. Le plafond de 64 millions d’euros ne correspond donc pas à un paiement intégral immédiat : une partie dépendra des performances du rapprochement.
Autoneum prévoit parallèlement un prêt de premier rang, sans garantie, de 200 millions de francs suisses, arrivant à échéance en décembre 2029. Ce financement doit soutenir les activités de Trèves, refinancer ses lignes de crédit bancaires et couvrir ses besoins de trésorerie liés à l’exploitation.
Des économies attendues à partir de la troisième année
L’enjeu industriel porte notamment sur les sites de production. Leur optimisation, les économies administratives et commerciales ainsi que les achats doivent générer plus de 50 millions de francs suisses de synergies annuelles récurrentes, à partir de la troisième année suivant la clôture.
Eelco Spoelder, directeur général d’Autoneum, présente cette acquisition comme un moyen de disposer de « l’envergure et les capacités nécessaires pour réussir dans un marché automobile en mutation ». Si la finalisation est annoncée début 2027, les gains récurrents attendus s’inscrivent dans une intégration sur plusieurs années.





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