Stellantis prépare l’avenir de Maserati en discutant avec deux partenaires potentiels, un dossier qui pourrait peser sur plusieurs usines italiennes.
L’avenir de Maserati lié à deux partenaires potentiels
Le patron de Stellantis, Antonio Filosa, a confirmé devant des parlementaires italiens, lors d’une audition à Rome, que le groupe évaluait deux partenaires capables d’apporter des technologies et des idées pour le développement futur de Maserati. Les entreprises concernées n’ont pas été nommées.
Cette prise de parole arrive dans un contexte sensible pour Stellantis en Italie. Le gouvernement et plusieurs parties prenantes s’interrogent sur les plans industriels à long terme du groupe dans le pays, ainsi que sur la multiplication de ses coopérations avec des acteurs automobiles chinois.
Interrogé sur Maserati et sur l’usine de Cassino, qui assemble des modèles Maserati et Alfa Romeo, Antonio Filosa a résumé la position du groupe : « Nous discutons avec deux partenaires importants qui peuvent apporter des technologies et une série d’excellentes idées, nous décidons avec lequel travailler à l’avenir. »
Le dirigeant a aussi exclu une cession de la marque ou du site industriel. « Maserati n’est certainement pas à vendre, Cassino n’est certainement pas à vendre », a-t-il déclaré. Pour Stellantis, l’avenir de Cassino restera donc « étroitement lié » à celui de Maserati, présentée comme une « icône du style italien ».
Cassino, Modena et Pomigliano dans l’équation
La future stratégie Maserati doit être présentée en décembre 2026. Antonio Filosa l’a qualifiée d’« ambitieuse » et a indiqué qu’elle comprendrait deux nouveaux modèles clés. Pour une marque en quête de relance, le choix du partenaire technologique pèsera autant sur la gamme que sur l’outil industriel italien.
Le dossier dépasse le seul cadre de Cassino. Une coopération autour de Maserati pourrait aussi avoir des effets sur l’usine de Modena, où certains modèles de la marque sont produits. Le site de Pomigliano, près de Naples, entre également dans le périmètre évoqué, alors que Stellantis prévoit d’y concentrer la production de véhicules électriques abordables à grands volumes.
Le schéma envisagé suivrait une logique déjà utilisée par Stellantis avec Leapmotor et Dongfeng Motor : des coentreprises dans lesquelles le groupe conserve 51 % du capital. Ce point compte particulièrement pour l’Italie, car il permettrait de faire entrer des compétences extérieures tout en gardant Stellantis aux commandes des futurs accords industriels.
La marque au trident reste donc dans le giron du constructeur, mais son prochain chapitre devrait s’écrire avec un appui extérieur. Pour Maserati, l’enjeu consiste à associer image italienne, nouvelles technologies et production locale sans perdre le contrôle de son positionnement haut de gamme.
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