Les moteurs diesel ont perdu leur place dans les gammes européennes, mais BMW, Mercedes et Audi proposent encore en 2026 des six cylindres dont la puissance atteint 367 ch.
Le diesel est devenu une motorisation de niche, sans pour autant se limiter aux petits blocs. Chez les trois constructeurs allemands, les fortes cylindrées restent présentes sous le capot des berlines comme des SUV. L’offre continue aussi d’évoluer : hybridation légère, compresseur électrique ou compatibilité avec le carburant HVO100 accompagnent désormais certains de ces moteurs.
Ce maintien ne signifie toutefois pas un retour du diesel à sa place d’autrefois. En France, les malus pénalisent ces grosses motorisations, malgré une offre technique qui reste riche.
BMW conserve des moteurs diesel de 2,0 et 3,0 litres
Chez BMW, le diesel ne se résume pas aux versions les plus puissantes. Le constructeur propose toujours un quatre cylindres de 2,0 litres sur plusieurs modèles, avec des puissances comprises entre 163 et 197 ch. Il cohabite avec le six cylindres de 3,0 litres, notamment disponible dans les 540d, M340d et M440d.
Les deux dernières affichent 340 ch et 700 Nm. Avec ce couple et cette puissance, elles occupent une place distincte de celle des quatre cylindres dans la gamme diesel de BMW. Le six cylindres n’est pas réservé à une seule grande berline : on le retrouve dans les familles Série 3, Série 4 et Série 5.
Mercedes maintient le six cylindres jusqu’à 367 ch
Mercedes conserve lui aussi des diesels six cylindres dans plusieurs familles. On en trouve dans la Classe S, mais aussi dans les GLE, GLS et Classe G. Cette architecture reste donc présente dans la grande berline comme dans plusieurs modèles hauts sur roues.
La Mercedes Classe S 350d développe 313 ch, contre 367 ch pour la 450d. Toutes deux bénéficient d’une hybridation légère pouvant apporter jusqu’à 23 ch. Le moteur diesel reste ainsi accompagné d’un soutien électrique.
Ces chiffres distinguent nettement les deux versions de la Classe S. Ils illustrent aussi le niveau de puissance encore proposé avec un diesel en 2026, malgré le recul général de cette technologie.
Audi associe V6 TDI, micro-hybridation et HVO100
Dans le groupe Volkswagen, le V6 3,0 TDI équipe encore les Audi A6 et Q5. Il développe 299 ch et 580 Nm, avec une micro-hybridation susceptible de fournir jusqu’à 24 ch supplémentaires. Un compresseur électrique complète l’ensemble.
Ce V6 peut également fonctionner au carburant HVO100. Audi fait donc évoluer son diesel sans abandonner l’architecture à six cylindres. Avec l’A6 et le Q5, il est proposé dans deux types de carrosserie : la berline et le SUV.
En France, une offre confrontée aux malus
La présence de ces moteurs ne gomme pas les contraintes françaises. Les gros diesels sont pénalisés par les malus, tandis que le gazole est présenté comme plus cher que l’essence par L’Automobile Magazine. Leur présence au catalogue ne suffit donc pas à en faire un choix financièrement évident.
Le développement des fortes cylindrées diesel ne se limite pourtant pas aux trois constructeurs allemands : Mazda et Land Rover continuent également d’y investir. Le marché s’est resserré, mais ces moteurs n’ont pas disparu. Ils occupent désormais une place plus étroite, avec des puissances élevées et, chez plusieurs constructeurs, un accompagnement électrique.





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