Antonio Filosa présente ses excuses aux clients touchés par les défaillances du moteur PureTech et promet de redresser la qualité chez Stellantis.
Nommé directeur général au printemps 2025 à la suite de Carlos Tavares, le dirigeant doit restaurer la confiance après les problèmes de fiabilité des motorisations PureTech et BlueHDi, auxquels se sont ajoutés les rappels d’airbags Takata. Au Mondial de Paris 2026, il a défendu les mesures engagées pour corriger ces défaillances.

Moteur PureTech : des excuses et un engagement sur la qualité
Dans un entretien accordé au Parisien, Antonio Filosa s’est adressé directement aux automobilistes concernés : « En premier lieu, je leur présente mes excuses pour les difficultés passées qu’ils ont rencontrées. Je vous garantis que nous avons investi pour rehausser la qualité. »
Le patron de Stellantis décrit une centaine de cellules de crise qualité qui réunissent chaque jour ingénieurs, fournisseurs et représentants des usines. Déployées en Europe, notamment en France et en Italie, ces équipes sont aussi présentes en Amérique du Nord. « Nous allons progresser à nouveau, je m’y engage personnellement », assure-t-il.
Interrogé sur le bilan de son prédécesseur, il refuse de revenir sur le passé et préfère parler des produits. Il affirme que la qualité des véhicules a progressé d’environ 30 % depuis le début de l’année, sans préciser dans cet entretien l’indicateur retenu pour mesurer cette amélioration.
Au-delà des excuses, Stellantis doit désormais traduire ses investissements et cette mobilisation industrielle en véhicules plus fiables pour ses clients.
Peugeot en première ligne, des électriques moins chères en projet
Antonio Filosa a également précisé la répartition des rôles entre les quatorze marques du groupe. Peugeot, Fiat, RAM et Jeep constituent ses quatre marques mondiales. Elles sont chargées d’introduire les nouvelles technologies avant leur diffusion aux autres constructeurs du portefeuille.
Peugeot inaugurera STLA One, une nouvelle plateforme dont bénéficieront ensuite Citroën et d’autres marques, a-t-il indiqué au Parisien. Cette organisation doit permettre de partager les technologies tout en développant des modèles plus accessibles.
Sur l’électrique, le dirigeant met en avant la plateforme Smart Car de la Citroën ë-C3 et annonce une nouvelle étape avec le projet « e-car ». Cette offre de petites citadines fabriquées en Europe doit comprendre une future Citroën 2 CV, avec des tarifs annoncés autour de 15 000 euros.
Face aux constructeurs chinois, Filosa défend par ailleurs le principe du « Made in Europe » pour établir des règles de concurrence communes. Stellantis s’appuie aussi sur sa coentreprise avec Leapmotor, qui commercialise les modèles de la marque chinoise hors de Chine et lui apporte un soutien industriel dans l’électrique.





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