L’offre de pièces d’occasion pour voitures chinoises a plus que triplé en Europe depuis octobre 2025, tandis que les transactions ont bondi de 306 % en France, selon Ovoko.
La progression des constructeurs chinois ne se lit pas seulement dans les immatriculations. Elle se retrouve aussi sur le marché de la pièce de réemploi, où l’offre et la demande augmentent fortement. Les données d’Ovoko montrent ce mouvement sous deux angles : le nombre d’annonces disponibles en Europe et les transactions réalisées en France.
Ces indicateurs ne mesurent pas la même chose. Leur rapprochement donne néanmoins un aperçu du développement de ce marché, sans permettre d’en déduire la fréquence des accidents ou la fiabilité des modèles concernés.
Les pièces d’occasion pour voitures chinoises changent d’échelle
Selon Ovoko, le nombre d’annonces en Europe est passé de 15 826 à 53 013 depuis octobre 2025. L’offre a donc été multipliée par plus de trois. Il s’agit d’un volume d’annonces, et non d’un nombre de pièces effectivement vendues.
En France, l’indicateur porte sur les échanges réalisés : Ovoko fait état d’une hausse de 306 % des transactions sur la même période. Cela correspond à un volume un peu supérieur à quatre fois celui du départ, et non à un simple triplement.
La distinction compte pour comprendre ces chiffres : davantage d’annonces sont proposées aux acheteurs en Europe, tandis que les transactions françaises progressent elles aussi. Ces données ne renseignent toutefois ni sur les prix pratiqués ni sur la disponibilité d’une référence précise pour un véhicule donné.
Les optiques arrivent en tête des commandes
Selon Ovoko, les pièces les plus commandées sont les optiques, devant les éléments de carrosserie avant, puis ceux de l’arrière. Le classement met ainsi en avant les besoins liés à l’éclairage et à la carrosserie plutôt qu’une catégorie de composants mécaniques.
Parmi les modèles populaires sur sa plateforme, Ovoko cite les BYD Seal, Seal U et Atto 3, ainsi que les Lynk & Co 01 et Xpeng G6. Cette sélection ne constitue pas pour autant un classement représentatif de l’ensemble du parc chinois en circulation.
Elle ne permet pas davantage d’affirmer que les conducteurs de ces modèles ont plus d’accrochages. La popularité d’un véhicule sur une plateforme de pièces et sa fréquence d’accident sont deux informations différentes.
Un marché qui accompagne la progression des immatriculations
L’essor de la pièce d’occasion intervient alors que les voitures chinoises occupent une place croissante sur les marchés européens. Au cours des neuf premiers mois de l’année, elles ont représenté 6,7 % du marché français des voitures neuves, contre 21,4 % au Royaume-Uni. Leur part en Europe se situait entre 11 et 14 % ces derniers mois.
Les trajectoires diffèrent aussi selon les constructeurs : de janvier à octobre, les ventes de BYD ont progressé de 185 %, tandis que celles de MG ont augmenté de 23,7 %.
Le développement du marché du neuf s’accompagne ainsi d’une activité accrue autour des pièces de seconde main. Pour les propriétaires, l’offre d’annonces est beaucoup plus fournie. Cela ne garantit pas de trouver chaque pièce recherchée, mais témoigne d’un changement d’échelle du marché.





Commentaires 0
Modérés avant publication