Les résultats Bmw 2026 révèlent une forte érosion des bénéfices et poussent le groupe à restructurer ses effectifs face au plongeon de ses livraisons en Chine.
Résultats BMW 2026 : la Chine pèse lourd
Au deuxième trimestre, le bénéfice net de BMW a reculé de 34,9 %, à 1,20 milliard d’euros. Sur l’ensemble du premier semestre, il est passé de 4,01 à 2,87 milliards d’euros. Dans le même temps, le chiffre d’affaires a baissé de 8 % sur six mois, à 62,26 milliards d’euros, et de 7,9 % au deuxième trimestre, à 31,25 milliards.
Le résultat avant intérêts et impôts (EBIT) du groupe a chuté de 38,7 % au deuxième trimestre, pour s’établir à 1,63 milliard d’euros. Dans la branche automobile, la marge d’EBIT est tombée à 2,3 %, contre 5,4 % un an plus tôt.
Les marques BMW, Mini et Rolls-Royce ont livré 1,15 million de véhicules au premier semestre, soit un recul de 4,2 % par rapport à 2025. Cette baisse contraste avec les progressions enregistrées en Europe et aux États-Unis, respectivement de 5,4 % et 3,9 %. Le principal point faible reste la Chine, où les livraisons ont diminué de 20,4 % sur six mois, à 261 773 unités, puis de 30,2 % au seul deuxième trimestre, à 117 815 véhicules.
Une vaste restructuration des effectifs
BMW a finalisé un vaste programme de restructuration comprenant des suppressions de postes, sans en préciser l’ampleur. Milan Nedeljković, président du directoire, évoque des défis qui « s’intensifient rapidement », sous l’effet de la concurrence mondiale, des exigences réglementaires régionales et des conséquences des conflits géopolitiques. Le groupe entend alléger son organisation et ses processus afin de gagner en agilité.
Cette restructuration s’accompagne d’une réduction des dépenses. Le budget de recherche et développement a diminué de 7,6 %, à 3,71 milliards d’euros, tandis que les dépenses d’investissement ont été abaissées de 30,5 %, à 1,90 milliard.
Malgré ce contexte, BMW maintient ses prévisions pour 2026. Le constructeur table sur un léger recul des livraisons automobiles, une marge d’EBIT comprise entre 1 % et 3 % et une nette baisse du bénéfice avant impôts du groupe. Le flux de trésorerie disponible de la branche automobile doit néanmoins dépasser 2,5 milliards d’euros sur l’exercice.
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