Subaru en Europe pourrait ne plus vendre que des voitures électriques dès 2028, avec un retrait progressif des modèles essence à partir de 2027, selon Nikkei Asia.
Le constructeur japonais préparerait une réduction des ventes de ses modèles essence, avant d’écouler les véhicules restants jusqu’à épuisement des stocks. La sortie du thermique se ferait donc progressivement, sans arrêt simultané de toute la gamme à une date unique.
Cette transition concernerait notamment les Subaru Forester et Crosstrek, équipés des moteurs à plat caractéristiques de la marque. Subaru ne propose actuellement pas de motorisation full hybrid en Europe, contrairement au Japon et à certains autres marchés.
Subaru en Europe face au coût des normes
Selon Nikkei Asia, le constructeur aurait jugé les investissements techniques nécessaires pour respecter le durcissement des règles européennes sur les émissions disproportionnés par rapport à ses ventes locales. Le quotidien avance un volume de 23 000 véhicules en Europe sur l’exercice clos en mars 2026, soit moins de 3 % des 890 000 unités vendues dans le monde.
Subaru chercherait ainsi à concentrer ses moyens sur l’électrique plutôt qu’à adapter ses motorisations essence à un marché qui pèse peu dans son activité mondiale. Aux exigences de la norme Euro 7 s’ajoutera le renforcement des objectifs de CO2 en 2030, ce qui accentuera la pression sur les constructeurs.
Le contexte commercial devient aussi plus favorable aux voitures électriques. Les données de l’ACEA, l’Association des constructeurs européens d’automobiles, font état d’une hausse de 60 % de leurs ventes en Europe en septembre sur un an. Elles représentaient 31 % du marché, contre 18 % pour l’essence et 34 % pour les hybrides.
Ce projet de passage au tout électrique intervient toutefois après un report dans le calendrier des lancements : en mai 2026, Subaru a annoncé le report de quatre modèles électriques développés en interne, dont le lancement était initialement prévu d’ici 2028.





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