Oliver Bearman souhaite poursuivre avec Haas en 2027, mais sa prolongation doit aussi tenir compte de l’influence de Ferrari et de son ambition de rejoindre une équipe capable de jouer les podiums.
Une demande de salaire d’environ six millions d’euros par saison, une écurie américaine réticente et des discussions dans l’impasse : voilà la rumeur qui entoure le contrat du Britannique. Ce montant n’a été confirmé ni par Haas, ni par le pilote, ni par Ferrari. Les obstacles évoqués par Bearman concernent surtout les modalités de son engagement, alors que Maranello conserve une influence sur son avenir.

Oliver Bearman et Haas veulent poursuivre ensemble
Sur le principe, les positions sont proches. Ayao Komatsu a expliqué que Haas souhaitait conserver son pilote et qu’une annonce interviendrait lorsque certains détails contractuels seraient réglés. À Austin, Bearman a lui aussi affirmé que les deux parties étaient convaincues de vouloir continuer ensemble.
Dans leurs déclarations, le désaccord ne porte donc pas sur l’envie de prolonger cette collaboration. Le Britannique reconnaît toutefois des points de blocage qui ne dépendraient pas directement de lui. Reste ainsi à concilier les intérêts des différents acteurs du contrat, au-delà de la volonté commune de poursuivre.
À 21 ans, Bearman reste membre de la Ferrari Driver Academy. Son avenir ne se négocie donc pas uniquement entre son entourage et Haas. Le pilote reconnaît que Ferrari possède « un grand mot à dire » sur la suite de sa carrière. Sans dévoiler les dispositions en discussion, il souligne ainsi que sa prolongation dépasse la seule question du salaire.
Ferrari, un objectif qui complique l’engagement
Bearman ne cache pas ses ambitions. À moyen terme, il s’estime prêt à se battre pour des podiums et à intégrer une équipe du top quatre. Ferrari demeure son objectif ultime, mais les deux monoplaces de la Scuderia sont actuellement occupées par Charles Leclerc et Lewis Hamilton.
Le Britannique veut poursuivre sa progression sans passer plusieurs saisons à attendre une place à Maranello. Son prochain engagement doit donc lui permettre de continuer chez Haas à court terme, sans fermer la porte à une occasion dans une équipe de pointe.
C’est sur ce point que les intérêts peuvent diverger. Haas cherche à conserver un pilote devenu central dans ses résultats, tandis que Ferrari entend garder la maîtrise du parcours de son protégé. Bearman, lui, veut préserver ses possibilités d’évolution. Ces objectifs ne sont pas nécessairement incompatibles, mais les concilier demande davantage qu’un accord sur une rémunération annuelle.
La durée du contrat et les conditions d’une éventuelle évolution apparaissent ainsi comme des enjeux plus structurants que le seul montant évoqué. Aucune clause précise ne peut pour autant être tenue pour acquise : les déclarations du pilote ne détaillent pas les mécanismes négociés.
Haas prépare un rôle de leader pour 2027
Les résultats expliquent pourquoi l’écurie souhaite le garder. Bearman a inscrit 23 des 30 points de Haas cette saison et occupe la treizième place du championnat. Ce poids dans le bilan sportif donne toute son importance à la négociation.
Komatsu considère que le Britannique a suffisamment progressé pour devenir le leader de l’équipe dès 2027. Le changement de statut serait net : arrivé pour apprendre, le jeune pilote issu de la filière Ferrari deviendrait la référence autour de laquelle Haas organiserait son duo.
Il aurait alors pour équipier Rafael Câmara, qui remplacera Esteban Ocon en 2027. Lui aussi vient de la filière de Maranello. Conserver Bearman permettrait donc à Haas d’associer ce nouvel arrivant à un pilote déjà installé dans l’équipe, dont le patron reconnaît la progression.
Six millions d’euros, une rumeur à distinguer des blocages
Une revalorisation salariale serait cohérente avec cette montée en responsabilités. Elle ne permet pas pour autant de tenir les six millions d’euros par saison pour un montant établi, ni de présenter une opposition financière de Haas comme la cause certaine du retard.
Les deux parties affichent leur volonté de poursuivre ensemble, tandis que Bearman évoque des obstacles contractuels et l’influence de Ferrari. Il leur reste donc à trouver un accord qui assure la continuité chez Haas tout en préservant les ambitions sportives du pilote.
Pour le Britannique, l’enjeu n’est pas seulement d’obtenir un meilleur contrat en 2027, mais aussi de conserver la liberté de franchir l’étape suivante si une place se libère dans une équipe de pointe.





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