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Sven Blusch dans le garage BMW Motorrad lors d’une manche du WorldSBK.

BMW en WorldSBK prépare déjà 2027 sans Toprak

© BMW
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Le projet Bmw en WorldSBK entre dans une phase décisive après les deux titres de Toprak Razgatlioglu et son départ vers le MotoGP.

BMW en WorldSBK doit tourner la page Toprak

Le départ de Toprak Razgatlioglu a privé BMW du pilote qui avait porté la marque au sommet du championnat. Avec deux titres mondiaux à son actif avant de rejoindre le MotoGP, le Turc a hissé la M 1000 RR à un niveau que son constructeur doit désormais retrouver avec un nouvel équipage et un règlement modifié.

Interrogé à Magny-Cours lors de la manche disputée du 4 au 6 septembre 2026, Sven Blusch refuse toutefois de réduire les succès de BMW au talent d’un seul pilote. Le patron de BMW Motorrad Motorsport estime que son équipe a prouvé sa capacité à gagner dans des conditions difficiles. Malgré la réorganisation imposée par ce départ majeur, la structure technique reste la même.

BMW a choisi de miser sur Miguel à long terme. Selon Blusch, le pilote a rapidement révélé son potentiel. La marque espérait une progression comparable avec Danilo, mais reconnaît que les résultats n’ont pas suivi la trajectoire attendue. L’équipe doit donc redéfinir ses repères tout en poursuivant le développement de la M 1000 RR.

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Ducati a pris une avance inattendue

La saison 2026 ne s’est pas seulement compliquée à cause du changement de pilotes. Ducati a franchi un cap avec sa nouvelle moto, dont les progrès ont surpris BMW. Sven Blusch considère que le rapport de force aurait pu être plus équilibré si Ducati avait conservé sa précédente machine.

Le constat est clair : les progrès de BMW n’ont pas suffi. Le responsable allemand ne présente pourtant pas la situation comme une impasse. Son principal indicateur reste l’évolution de la M 1000 RR par rapport à la saison précédente. Tant que cette dynamique demeure positive, BMW estime pouvoir reconstruire un cycle victorieux.

Le championnat 2026 n’étant plus accessible, les efforts portent déjà sur la saison 2027. Cette décision permet de travailler sans entretenir artificiellement un objectif devenu impossible. BMW sait aussi combien de temps il faut pour atteindre le sommet, les deux premiers titres ayant été précédés de plusieurs années de développement.

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Le WorldSBK reste un investissement commercial

Pour BMW, le Superbike ne se résume pas à un programme sportif. Les résultats alimentent une stratégie qui associe compétition, technologie, communication et ventes. Les titres obtenus avec Razgatlioglu ont offert à la marque une histoire forte, exploitable bien au-delà du paddock.

Sven Blusch insiste sur les effets observés dans les ventes de motos du segment Superbike. BMW estime disposer d’une base solide, alors que d’autres constructeurs ont davantage peiné à préserver leur dynamique commerciale. Le label M renforce cette identité en reliant les machines de série à l’image sportive de la marque.

Cette approche explique pourquoi le responsable parle d’investissement plutôt que de budget. Un programme mondial ne peut pas se justifier par la seule passion de la compétition. Il doit aussi accroître la valeur de la marque et soutenir la présence de BMW sur un marché où apparaissent de nouveaux constructeurs, parfois dépourvus d’un héritage sportif comparable.

Face à cette concurrence, BMW entend capitaliser sur son histoire, son statut et ses succès. La différenciation ne tient donc pas uniquement aux caractéristiques techniques de la moto. Elle repose aussi sur les récits bâtis autour des pilotes et des disciplines. Aux yeux de Blusch, l’aventure avec Toprak constitue l’une des plus belles histoires que la marque pouvait espérer. L’EWC et les courses d’Endurance offrent d’autres terrains pour démontrer les capacités des motos BMW.

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Liberty Media attendu sur la communication

Sven Blusch attend de Liberty Media une nouvelle impulsion dans le marketing et la communication du WorldSBK. À ses yeux, la qualité des courses ne suffit plus à attirer durablement un public plus large. La manière de présenter le championnat devient aussi importante que son contenu sportif.

Le WorldSBK s’est longtemps concentré sur les aspects techniques et le fonctionnement des machines. Liberty Media dispose d’un levier différent, grâce notamment à sa maîtrise de la communication sportive et au poids du marché américain. BMW espère que cette expérience ouvrira de nouvelles possibilités pour raconter le championnat et mettre en valeur ses acteurs.

Le MotoGP reste prioritaire dans cette stratégie, ce que Blusch juge logique au regard de l’investissement engagé. Il distingue toutefois clairement le rôle des deux compétitions : le MotoGP sert à vendre la marque, tandis que le Superbike aide à vendre les motos.

Cette complémentarité résume la position de BMW. Le constructeur veut renouer avec la victoire au guidon de la M 1000 RR, tout en renforçant la portée commerciale et médiatique de son engagement. Après l’histoire exceptionnelle écrite avec Toprak Razgatlioglu, le prochain défi sera de transformer ce succès en dynamique durable.

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© BMW
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Sven Blusch et Miguel Oliveira, pilote BMW en Superbike — © BMW

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A propos de l'auteur

Louis, rédacteur en chef de Moteur Actu depuis 2024, couvre quotidiennement l'actualité automobile et la Formule 1. Spécialisé sur les véhicules électriques, l'industrie européenne et les nouveautés constructeurs, il décrypte les annonces, résultats financiers et tendances du marché auto.

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