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Alex et Marc Marquez sur leurs Ducati pendant le Grand Prix de Saint-Marin à Misano.

Alex Marquez : pas de consigne Ducati à Misano

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La consigne Ducati à Misano est catégoriquement démentie, mais l’absence d’attaque d’Alex Marquez contre son frère Marc continue d’alimenter le débat.

Ducati écarte fermement toute consigne à Misano

La fin du Grand Prix de Saint-Marin a placé Alex Marquez dans une situation délicate. Après avoir dépassé Jorge Martin avec autorité au virage 6, le pilote Gresini a progressivement réduit son retard sur Marc Marquez. À quelques tours de l’arrivée, l’écart est tombé à moins d’une seconde.

Alex n’a pourtant lancé aucune offensive contre son frère. Le contraste avec son dépassement sur Martin a aussitôt fait naître l’hypothèse d’un ordre destiné à protéger la victoire de Marc et le doublé ducati.

La réaction de Davide Tardozzi a été catégorique : « Non, non, non, non, non. » Ducati n’aurait demandé à Alex ni de protéger Marc ni de renoncer à se battre pour la victoire.

Tardozzi avance une explication plus pragmatique : « Je crois qu’Alex a jugé qu’attaquer Marc était trop risqué et que la deuxième place était importante. » Selon lui, l’absence d’attaque ne résulte pas d’une consigne, mais d’un calcul effectué par le pilote dans les derniers tours.

Une chute provoquée par un duel entre deux Ducati aurait compromis un doublé alors presque assuré. Alex connaît aussi particulièrement bien Marc, ce qui pouvait l’aider à mesurer le niveau de risque nécessaire pour tenter un dépassement.

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Alex Marquez assume son calcul en course

Interrogé sur son comportement, Alex Marquez a lui aussi rejeté l’idée d’un scénario décidé avant le départ. « Je n’aime pas faire de plans parce que, plus tard dans les courses, des choses inattendues peuvent arriver très facilement », a-t-il expliqué.

Le cadet des Marquez affirme ainsi avoir adapté sa conduite à la situation rencontrée en piste. Sa réponse comporte toutefois une nuance importante : « Nous savons que nous courons pour Ducati, même si nous sommes des professionnels et que nous devons faire nos courses. »

Cette phrase ne vaut pas aveu d’une consigne. Elle montre néanmoins qu’Alex intègre l’intérêt du constructeur à son raisonnement. À Misano, terminer deuxième permettait de sécuriser un doublé Ducati sans exposer les deux motos à un accrochage dans les derniers tours.

L’intérêt collectif ne remplace donc pas nécessairement la liberté du pilote. Il peut néanmoins peser dans l’évaluation du bénéfice d’une attaque face au risque de chute, surtout lorsque la victoire se joue contre son propre frère.

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L’attaque sur Martin ne permet pas de trancher

Le dépassement sur Jorge Martin reste au cœur du débat. Alex a pris des risques pour gagner une position face au rival direct de Marc, avant de revenir sur son frère sans tenter une manœuvre comparable.

Les deux situations ne présentaient cependant pas le même rapport entre risque et bénéfice. Dépasser Martin permettait à Alex de prendre la deuxième place. Attaquer Marc revenait à disputer la victoire à une autre Ducati, avec la possibilité de compromettre le résultat des deux pilotes.

Aucun élément ne montre qu’Alex aurait refusé une occasion nette de passer. Revenir à moins d’une seconde ne signifie pas qu’une ouverture suffisamment sûre s’est présentée. La proximité en piste nourrit les soupçons, mais elle ne démontre ni un ralentissement volontaire ni l’existence d’un ordre transmis par Ducati.

L’enjeu comptable renforce malgré tout le poids de chaque position. Marc Marquez et Martin se retrouvent à égalité avec 274 points. Toute place prise par Alex à l’un ou à l’autre a donc une conséquence directe au championnat, même sans stratégie établie avant la course.

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Tardozzi fixe une limite à la non-intervention

La position de Ducati devient moins catégorique lorsqu’il est question de la fin du championnat. Tardozzi assure qu’aucune discussion n’a actuellement pour objet d’organiser les positions entre les pilotes. Il reconnaît toutefois qu’une autre logique pourrait s’appliquer lors de la dernière course.

Dans ce cas, explique-t-il, « il est plus important de gagner le championnat que tout le reste ». Ducati exclut donc une intervention à Misano, sans faire de la liberté totale de ses pilotes un principe intangible jusqu’au dernier Grand Prix.

Les déclarations d’Alex et de Tardozzi tracent une frontière précise. Le pilote peut décider seul de sécuriser une deuxième place au regard du risque, tandis que le constructeur se réserve implicitement la possibilité de privilégier le titre si le championnat se joue lors de l’ultime rendez-vous.

Rien ne permet d’affirmer qu’Alex Marquez a laissé gagner Marc à Misano. Les deux intéressés rejettent cette interprétation et aucun ordre d’équipe n’est établi. Leur discours montre en revanche que l’intérêt de Ducati fait partie des paramètres pris en compte et qu’il pourrait devenir prioritaire si le titre MotoGP devait se décider en fin de saison.

Alex Márquez au guidon de sa Gresini

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A propos de l'auteur

Louis, rédacteur en chef de Moteur Actu depuis 2024, couvre quotidiennement l'actualité automobile et la Formule 1. Spécialisé sur les véhicules électriques, l'industrie européenne et les nouveautés constructeurs, il décrypte les annonces, résultats financiers et tendances du marché auto.

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