À 11 ans, Harry Williams franchit déjà un cap que beaucoup n’approchent qu’après plusieurs saisons de haut niveau. En rejoignant le Mclaren Driver Development Programme, le jeune Britannique intègre une filière pensée pour alimenter les programmes de la marque en F1, en IndyCar et bientôt en WEC.
Un parcours déjà dense en karting
Originaire de Nether Alderley, dans le Cheshire, Harry Williams a découvert le karting en 2021 dans la Super One Series. Dès 2022, il bascule en catégorie Cadet, avec des engagements en Rotax et en IAME au niveau club.
La progression, elle, a été rapide. En novembre 2022, il rejoint Fusion Motorsport, avant d’enchaîner l’année suivante les programmes nationaux et internationaux. En 2024, il monte encore d’un cran en se montrant davantage sur la scène internationale, tout en disputant la catégorie British IAME Inter Waterswift. Bilan : une place dans le top 10 du championnat, avec des résultats du même ordre en IAME Euro Series – X30 Mini.
La saison 2025 a confirmé cette montée en puissance. Williams s’est aligné en International Karting Mini 60 et en Waterswift. Surtout, il a décroché le titre de British Open Champion, remporté l’O plate en Italian Waterswift Series et terminé cinquième du championnat d’Europe Waterswift. Son passage chez les juniors n’est pas passé inaperçu non plus, avec une troisième place dès sa première apparition en WSK Final Cup en OKN-J.
McLaren renforce sa filière jeunes pilotes
En 2026, Harry Williams est déjà engagé en WSK Super Master Series en OK-Junior. Son programme doit aussi passer par la WSK Euro Series, les Champions of the Future Series et les championnats FIA Karting dans cette même catégorie.
Cette arrivée s’inscrit dans une stratégie claire chez McLaren. La structure de Woking veut construire une filière cohérente capable d’accompagner ses talents vers ses différents programmes de course. Le dispositif est dirigé par Alessandro Alunni Bravi, Chief Business Affairs Officer de McLaren Racing. Il réunit actuellement Christian Costoya, Matteo De Palo, Leonardo Fornaroli, Ella Häkkinen, Ella Lloyd, Pato O’Ward, Grégoire Saucy, Ella Stevens, Dries Van Langendonck et Richard Verschoor.
Alessandro Alunni Bravi s’est félicité de cette signature : « Nous sommes très heureux d’avoir recruté Harry dans le McLaren Driver Development Programme. Harry est un formidable pilote de karting, qui a déjà impressionné sur la scène nationale et internationale. Nous sommes impatients de voir comment il va se développer comme pilote McLaren. » Il a ajouté que l’objectif restait de construire une filière durable vers la F1, l’IndyCar et le WEC dans les années à venir.
Un cap symbolique pour Harry Williams
De son côté, Harry Williams voit dans cette signature une étape majeure de sa progression. « Je suis vraiment très enthousiaste à l’idée de rejoindre le McLaren Driver Development Programme. L’équipe est connue pour développer les talents, donc c’est formidable de la rejoindre alors que je continue à progresser en karting, puis plus tard en monoplace. J’ai hâte d’apprendre avec l’équipe, et je la remercie pour cette opportunité enthousiasmante. »
À seulement 11 ans, Harry Williams n’a évidemment encore rien prouvé en monoplace. Mais son entrée chez McLaren dit déjà quelque chose de son statut : dans le karting international, son nom pèse désormais bien au-delà des paddocks britanniques.
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