Fabio Quartararo chez Honda : le Français disposera de cinq jours de roulage pour découvrir une moto, des pneus et une équipe entièrement nouveaux.
Une RC214V et des Pirelli à découvrir
Le premier contact est fixé au 1er décembre 2026, lors des essais officiels organisés à Valence après la saison de MotoGP. Fabio Quartararo y découvrira la Honda RC214V qu’il pilotera en 2027, une machine équipée d’un moteur de 850 cm³.
La transition ne se résumera pas au passage de Yamaha à Honda. Le Français devra prendre ses marques dans une nouvelle équipe, comprendre le comportement d’une autre moto et découvrir les pneus Pirelli, qui remplaceront les Michelin avec l’entrée en vigueur du nouveau règlement.
Le champion du monde 2021 n’attend pas de résultat spectaculaire dès sa première journée. « Je ne m’attends pas à monter sur la moto et à être très rapide immédiatement », prévient-il. Valence doit avant tout lui permettre de mesurer le travail qui l’attend.
Quartararo aurait pourtant aimé prendre de l’avance. Il avait demandé à Yamaha de participer aux essais Pirelli programmés le 21 septembre après le Grand Prix d’Autriche à Spielberg, afin de découvrir les pneumatiques italiens avant son départ. Yamaha a refusé sa demande.
Toprak Razgatlioglu et Izan Guevara poursuivront donc le travail sur la future Yamaha de 850 cm³ équipée des Pirelli. Quartararo, lui, devra patienter jusqu’à Valence. L’expérience acquise en 2026 l’aide toutefois à relativiser, puisque Yamaha est alors passé du quatre-cylindres en ligne au V4.
Cette évolution l’a déjà obligé à revoir son pilotage. « Les performances ne sont pas encore au rendez-vous, mais j’ai dû modifier mon style de pilotage. Et ce sera la même chose l’année prochaine. Bien sûr, il faudra aussi changer les pneus. »

Fabio Quartararo chez Honda : Valence comme diagnostic
La première journée sur la RC214V ne sera pas consacrée à la recherche absolue du chrono. Honda devra d’abord adapter la position de pilotage de la moto à Quartararo, avant de commencer à cerner ses besoins et ses difficultés.
Les températures, probablement basses à Valence au début du mois de décembre, limiteront aussi la pertinence des comparaisons de performances. Le Français préfère donc aborder cette séance comme un diagnostic plutôt que comme un premier verdict sur son niveau avec Honda.
« Valence sera bien sûr une journée où je devrai identifier mes points faibles, les domaines dans lesquels j’ai encore besoin d’apprendre pendant l’hiver », explique-t-il. Chaque relais servira à préparer la suite du travail, sans attendre une maîtrise immédiate de la moto.
Cette prudence reflète l’ampleur de la transition. Quartararo ne changera pas seulement de motorisation ou de pneumatiques. Il lui faudra comprendre la manière dont la Honda freine, tourne et réagit, puis adapter les automatismes construits pendant plusieurs saisons chez Yamaha.
Quatre jours d’essais pendant l’hiver
Après Valence, le calendrier laissera peu de temps aux nouveaux duos entre pilotes et constructeurs. Malgré le changement de règlement prévu pour 2027, les titulaires disposeront d’une journée d’essais hivernaux de moins qu’auparavant.
Sepang n’accueillera que deux journées, les 31 janvier et 1er février, contre trois précédemment. Deux séances supplémentaires se tiendront à Buriram les 6 et 7 février. En comptant Valence, Quartararo totalisera donc seulement cinq journées d’essais avec Honda avant sa première saison sous ses nouvelles couleurs.
Ce programme réduit ne l’inquiète pas particulièrement. « Non, je ne pense pas que ce soit un gros problème », assure-t-il. À ses yeux, les kilomètres accumulés pendant les essais ne peuvent pas reproduire tout ce qu’un pilote doit apprendre en situation de course.
« L’expérience acquise lors des essais est une chose, mais il faut ensuite le week-end de course. C’est similaire en pilotage, mais le week-end de course est un peu différent. » Ces séances permettront de construire une base, mais pas d’explorer toutes les réactions de la RC214V au milieu d’un peloton.
La course révélera les limites de l’apprentissage
Découvrir une MotoGP ne consiste pas seulement à trouver le réglage nécessaire pour signer un tour rapide. Quartararo devra aussi déterminer où la Honda lui permet de dépasser, comment elle change de direction dans le trafic et jusqu’où il peut retarder son freinage.
Le comportement des Pirelli constituera un autre paramètre majeur. Le Français devra comprendre comment ces pneus réagissent lorsqu’il attaque un adversaire, une situation difficile à reproduire entièrement pendant une journée d’essais menée loin de la pression d’un Grand Prix.
« Il faut maîtriser l’art du dépassement, savoir où doubler, changer de direction, freiner », résume Quartararo. La compétition ouvrira donc une seconde phase d’apprentissage, plus imprévisible que les séances de Valence, Sepang et Buriram.
Son programme repose sur une distinction claire : les cinq journées disponibles serviront à comprendre la RC214V, pas à prétendre la maîtriser. Le 1er décembre, Fabio Quartararo ne cherchera pas encore une performance de référence. Il commencera à construire ses repères pour 2027.

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