Le débat sur le favoritisme chez Mercedes F1 a conduit James Allison à défendre publiquement la ligne de son écurie autour de George Russell et Kimi Antonelli.
Le favoritisme chez Mercedes F1 balayé par Allison
Directeur technique de Mercedes, James Allison écarte fermement l’idée d’un traitement préférentiel entre ses deux pilotes. Les choix tactiques de l’écurie sont observés de près depuis plusieurs courses, tandis que les duels entre George Russell et Kimi Antonelli nourrissent à la fois l’intérêt du paddock et les soupçons d’une partie des supporters.
La polémique a pris de l’ampleur après le GP de Monaco, avec un courriel anonyme accusant l’équipe d’avoir mal géré plusieurs échanges radio et décisions de course autour de Russell. Le message évoquait notamment des consignes jugées incomplètes sous safety car, une confusion autour d’une pénalité et une intervention de Toto Wolff à la radio pour repousser la discussion à plus tard.
D’autres épisodes étaient également cités, en Chine, au Japon, à Miami et au Canada. Les griefs portaient sur la fiabilité, les réglages, la stratégie ou encore la gestion logicielle, avec une même accusation en filigrane : Mercedes commencerait à privilégier un pilote au détriment de l’autre.
La priorité reste le championnat constructeurs
Allison répond en mettant en avant la culture d’équipe. À ses yeux, l’idée même de favoritisme ne correspond pas au fonctionnement interne de Mercedes. « Les gens sont très investis dans les personnes qu’ils soutiennent et veulent que leur pilote réussisse avant tous les autres », explique-t-il dans l’émission Nu Silver Arrows Radio Show de l’équipe.
Le Britannique insiste surtout sur un principe simple : l’écurie a intérêt à voir ses deux monoplaces marquer le plus de points possible. « Nous voulons un doublé à chaque course et l’ordre nous importe peu », résume-t-il. Une seule exception est admise, dans un scénario de championnat très avancé, si un pilote ne peut plus être titré mathématiquement tandis que l’autre lutte encore contre un rival extérieur à l’équipe.
Cette logique renvoie au cœur économique et sportif de la F1 moderne. Pour Mercedes, la référence demeure le championnat constructeurs, celui qui récompense directement la performance globale de l’écurie. Allison le dit sans détour : tout ce qui compte est orienté vers les constructeurs, et favoriser un seul pilote n’aurait « aucun sens » dans cette perspective.
Dans un contexte où chaque arrêt, chaque consigne et chaque choix de pneus est décortiqué, Mercedes cherche donc à refermer le débat. Le message d’Allison est limpide : Russell et Antonelli doivent rester tous les deux devant, car c’est là que se joue le vrai capital sportif de l’équipe.
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