Ferrari F1 remet la pression sur Mclaren, avec un Lando Norris convaincu que la Scuderia pourrait écraser la concurrence si son moteur progresse.
Ferrari F1 fait trembler Norris après son retour au sommet
Après plusieurs occasions manquées, le dimanche 14 juin 2026 a marqué un retour fort pour Lewis Hamilton et Ferrari, qui n’avaient plus retrouvé la plus haute marche d’un podium de F1 depuis 2024.
Ce succès change surtout le regard des rivaux. Ferrari avait souvent affiché du potentiel avant de perdre le fil, notamment sur le plan stratégique. Cette fois, la Scuderia a aussi montré qu’elle pouvait construire une course sans se piéger elle-même, de quoi rendre sa progression plus inquiétante pour McLaren.
Lando Norris n’a pas masqué son inquiétude après l’arrivée. « Nous avons de la chance que Ferrari n’ait pas un meilleur moteur pour le moment », a-t-il déclaré à Sky Sports. « Si elle avait un meilleur moteur, elle dominerait. »
Le pilote McLaren voit déjà Maranello comme la référence dans un domaine clé. « Ils sont la classe du plateau en performance dans les virages actuellement. Nous ne sommes même pas proches d’eux. C’est la réalité. Nous sommes très, très loin de là où nous devons être. »
Son avertissement va encore plus loin pour la suite : « S’ils progressent côté moteur, ils ridiculiseront tout le monde. Nous devons vraiment baisser la tête et voir quelles améliorations nous pouvons apporter. »
Le moteur, dernier verrou pour Maranello
Ferrari pourrait justement disposer d’une marge de manœuvre grâce au système controversé ADUO, pour Additional Development and Upgrade Opportunities, des opportunités supplémentaires de développement et d’évolution. Ce dispositif offre à Ferrari et à Mercedes, leader du championnat, une possibilité d’améliorer leur situation après que la FIA a jugé que Red Bull possédait le moteur thermique le plus puissant.
Chez McLaren, l’analyse rejoint celle de Norris. Andrea Stella estime que Ferrari se distingue surtout dans les courbes à vitesse moyenne, sans être forcément la plus rapide en ligne droite. McLaren, de son côté, reste compétitive dans les virages rapides, comme les virages 3, 9 et 14 cités par son patron, mais souffre davantage du manque d’adhérence dans les passages moyens et lents.
Barcelone sert traditionnellement de point d’arrivée aux premières grosses évolutions de la saison. Lors de la semaine du 8 juin 2026, Ferrari a été la seule équipe à venir avec un ensemble vraiment conséquent. « Ils ont pu faire évoluer leur voiture, ils ont gagné en performance et maintenant ils gagnent des courses », a résumé Stella.
Pour McLaren, le message est clair : le déficit ne se limite pas à une question de vitesse pure. Si Ferrari conserve son avantage en courbe tout en débloquant du potentiel moteur, la hiérarchie pourrait se tendre très vite en tête de la F1.
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