Le Grand Prix de Monaco reste fidèle aux gommes les plus tendres : Pirelli a retenu les C3, C4 et C5 afin de maximiser l’adhérence sur un asphalte urbain très lisse. Dans les rues de la Principauté, la performance se joue autant sur le grip que sur la précision, tant les rails laissent peu de marge aux pilotes.
Grand Prix de Monaco : pourquoi les pneus tendres s’imposent
Le tracé monégasque mesure 3,337 km et compte 19 virages. Il reprend presque la largeur de deux voies de circulation, avec très peu de dégagements et des barrières tout autour du circuit. Les pilotes les frôlent régulièrement pour gagner quelques centimètres sur la trajectoire idéale.
La vitesse moyenne sur les 78 tours est la plus faible du championnat du monde de F1. Dans certaines portions, les monoplaces ralentissent autour de 50 km/h. Les équipes recherchent donc un appui aérodynamique maximal et concentrent leurs efforts sur les qualifications, car les dépassements restent extrêmement limités.
Le choix des C3, C4 et C5 s’inscrit dans cette logique. Sur une piste peu abrasive, l’objectif est de faire monter rapidement les pneus en adhérence. Pour cette édition, le revêtement a aussi été refait entre les virages 19 et 1, entre le virage 7 et l’entrée du tunnel, ainsi qu’à l’entrée et à la sortie de la voie des stands.

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Une stratégie souvent dictée par les neutralisations
Du graining peut apparaître, mais il ne devrait pas modifier fortement le comportement des pneus. À Monaco, les gommes subissent surtout des contraintes liées à la motricité, avec un niveau de dégradation traditionnellement faible. Cela conduit le plus souvent à une course à un seul arrêt.
La chronologie récente explique le retour à un format plus classique. En 2025, la FIA avait testé une règle imposant au moins trois trains de pneus, avec l’usage d’au moins un train parmi les deux spécifications obligatoires, Medium et Hard. Cette contrainte forçait au minimum deux arrêts. La plupart des pilotes avaient privilégié des combinaisons Medium et Hard, tandis que certains avaient utilisé les trois composés, incluant le Soft C6.
En 2024, une autre obligation portait sur l’utilisation des deux composés. Un drapeau rouge dès le premier tour avait permis aux pilotes de satisfaire immédiatement cette contrainte, avant de poursuivre avec des stratégies partagées entre Medium et Hard.
Cette édition sera la 72e disputée en Principauté. Ayrton Senna reste le pilote le plus victorieux à Monaco avec six succès, devant Graham Hill et Michael Schumacher. Chez les constructeurs, Mclaren mène avec 16 victoires, devant Ferrari et ses 10 succès.
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