Les gilets de refroidissement en F1 divisent les pilotes à Singapour, où Carlos Sainz salue leur efficacité tandis qu’Isack Hadjar réclame leur interdiction.
La FIA a déclaré une alerte chaleur pour le week-end à Singapour. Dans les cockpits, les systèmes à refroidissement liquide apportent un soulagement. Mais leur efficacité varie considérablement. Tous les pilotes ne veulent pas non plus les porter. Le bénéfice physique doit composer avec les contraintes d’utilisation.
Williams convaincu, Mercedes veut un système fiable
Pour Carlos Sainz, le gilet fait partie des développements réussis de Williams cette saison. L’écurie en a fait une priorité, et le résultat lui plaît : « Cela a sans aucun doute rendu la vie plus confortable pour Alex et moi dans la voiture, et nous sommes ravis de l’avoir. »
Chez Mercedes, George Russell veut surtout pouvoir compter sur le dispositif pendant toute la course. Il a aussi rectifié ses propos sur le financement de ces systèmes. Leurs coûts sont déjà exclus du plafond budgétaire, contrairement à ce qu’il avait d’abord affirmé.
Le souci, c’est le personnel mobilisé. Les équipes d’ingénierie et de fabrication affectées au refroidissement ne sont pas disponibles pour d’autres travaux. On parle donc de fiabilité et de priorités de développement, pas d’une nouvelle exemption financière.
Sainz estime justement que chaque écurie doit choisir ses priorités. Fernando Alonso partage cet avis. Pour lui, améliorer le matériel reste le travail des équipes. Pas à la FIA de régler ce problème à leur place.
Hadjar veut l’interdiction, Verstappen critique les câbles
Isack Hadjar défend une position plus radicale. « Je pense que cela devrait être interdit », affirme le pilote Red Bull. Son explication tient en quelques mots : « C’est censé être difficile. » Il conteste donc le principe même de cette assistance.
Son coéquipier Max Verstappen n’y voit pas davantage d’intérêt. Il critique aussi les raccordements dans le cockpit : « Pour moi, ce n’est pas nécessaire. Tous ces fichus câbles dans la voiture limitent aussi les mouvements. »
Charles Leclerc accepte, lui, un bénéfice limité dans le temps. Son système fonctionne correctement pendant 15 à 20 tours. Il juge ce soulagement utile, même s’il ne dure pas jusqu’à l’arrivée. « Au moins, j’en profite pendant 15 ou 20 tours. J’en suis reconnaissant. »
On ne parle donc pas seulement de tolérance à la chaleur. Un dispositif efficace peut améliorer le confort. Un système contraignant ou peu endurant ajoute, lui, une complication.






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