Lewis Hamilton chez Ferrari aborde Monza avec une évolution moteur et, surtout, le sentiment que l’écurie suit enfin une direction technique claire.

Un cap enfin clair pour Lewis Hamilton chez Ferrari
Pour sa deuxième apparition à Monza comme pilote Ferrari, Lewis Hamilton éprouve toujours un sentiment particulier. Arrivé dans le paddock avec sa F40 récemment restaurée et une tenue rappelant sa première apparition à Fiorano, le septuple champion du monde mesure encore la portée de son engagement avec l’écurie italienne.
« C’est le plus beau sentiment que d’être pilote Ferrari. C’est un honneur et un privilège d’arriver en Italie pour cette course emblématique avec l’équipe la plus emblématique et la meilleure au monde », confie le Britannique. À ses yeux, l’expérience garde une part de nouveauté, même pour cette deuxième année consécutive sous les couleurs de Maranello.
Hamilton arrive à Monza à la deuxième place ex aequo du classement avec son ancien coéquipier. Au-delà de cette position, il met surtout en avant l’évolution interne de Ferrari. Il évoque une étoile polaire, cet objectif commun qui guide désormais le travail de l’écurie.
« L’an dernier, j’avais le sentiment qu’il n’y avait pas vraiment d’étoile polaire. Nous faisions du mieux possible, mais sans réellement savoir où nous voulions aller. Maintenant, nous en avons une. Nous savons dans quelle direction travailler », explique-t-il.
Ce changement se ressent également lors de ses passages à l’usine, où Hamilton retrouve des équipes concentrées, enthousiastes et pleinement engagées. Selon lui, Ferrari affiche en 2026 une orientation plus nette que l’année précédente, avec une meilleure cohérence entre les efforts consentis et la cible à atteindre.
Une évolution moteur pour réduire le déficit
Le week-end de Monza doit aussi marquer l’arrivée de la dernière évolution moteur de Ferrari sur les monoplaces de Hamilton et de son coéquipier. Le Britannique n’en attend pas une transformation immédiate, mais juge chaque progrès indispensable : « Chaque petit gain compte. »
Les chiffres avancés par le pilote soulignent la nécessité de cette amélioration. Lors de la course précédente, disputée sur un circuit court, Ferrari perdait encore quatre dixièmes par tour en rythme de course. Pour Hamilton, cet écart considérable reflète un déficit qui accompagne l’écurie depuis le début de l’année.
L’évolution introduite à Monza ne comblera donc pas à elle seule tout le retard. Hamilton la présente plutôt comme une nouvelle étape dans un développement progressif : « C’est un pas en avant. Ce n’est pas la totalité de l’écart que nous devons rattraper, mais nous savions que ce serait le cas. »
Le pilote se montre surtout encouragé par la régularité des nouveautés. L’arrivée de nouveaux éléments chaque week-end lui donne le sentiment que Ferrari poursuit le développement de sa monoplace, au lieu d’attendre une solution unique capable de tout résoudre.
Monza renforce la dimension symbolique
Le rendez-vous italien dépasse la seule question de la performance. L’histoire de Ferrari précède la création de la Formule 1, tandis que le week-end de Monza met aussi à l’honneur l’héritage de Michael Schumacher. Cette charge symbolique accentue encore les attentes autour du résultat.
Hamilton paraît pleinement réceptif à cette atmosphère. Son arrivée avec la F40 et ses références répétées au prestige de Ferrari illustrent son attachement à l’identité de la marque. Cette dimension émotionnelle ne masque toutefois pas le constat sportif : l’écurie doit encore réduire son retard pour se battre régulièrement devant.
Monza offre ainsi un premier terrain d’évaluation à la nouvelle évolution moteur, mais aussi à la direction adoptée par Ferrari. Un gain de performance ne suffira que s’il s’inscrit dans un week-end maîtrisé, depuis les premiers roulages jusqu’à la course.
La victoire passe par une exécution collective
Hamilton reste convaincu que Ferrari possède les ressources nécessaires pour gagner. Il distingue toutefois le potentiel de l’écurie de sa capacité à le concrétiser. À ce niveau de compétition, surtout lorsque les écarts sont serrés aux avant-postes, aucun secteur ne peut durablement compenser les erreurs d’un autre.
La stratégie reste notamment un point sensible dans la capacité de Ferrari à transformer sa vitesse en résultat. Le moteur, les réglages, les décisions prises au stand et l’exécution en piste doivent fonctionner ensemble. Hamilton ne réduit donc pas les chances de succès à la seule évolution disponible à Monza.
« Pour gagner ce week-end, comme n’importe quel autre, il faut que tout le collectif se rassemble. Ce n’est pas une seule chose. Tout doit s’enchaîner correctement depuis le début », insiste-t-il.
Le nouveau cap identifié à Maranello apporte à Hamilton une confiance renouvelée, sans effacer l’ampleur du travail restant. Monza doit montrer si cette direction plus claire peut déjà produire un week-end complet, avec une monoplace mieux armée et une équipe capable d’exploiter chaque progrès.
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