Les suppressions de postes chez Uber pourraient toucher environ 3 400 salariés, alors que la plateforme affiche une forte progression de ses bénéfices.
Suppressions de postes chez Uber malgré les résultats
Uber prévoit de réduire environ 10 % de ses effectifs mondiaux pour simplifier son fonctionnement, alléger sa hiérarchie et concentrer ses équipes dans certains bureaux. Sur la base des 34 000 salariés déclarés au 31 décembre 2025, cette baisse représenterait près de 3 400 postes.
Cette réorganisation ne résulte pas d’une dégradation des comptes. Au trimestre clos le 30 juin 2026, le chiffre d’affaires a progressé de 12,2 % sur un an pour atteindre 14,19 milliards de dollars. Le résultat d’exploitation a augmenté de 30,3 %, à 1,89 milliard de dollars, tandis que le bénéfice net attribuable à Uber a bondi de 76,7 %, à 2,39 milliards de dollars.
Le directeur général, Dara Khosrowshahi, entend rendre l’entreprise « plus simple et plus rapide » et dégager des capacités pour de futurs investissements. Dans son message aux salariés, il explique que le groupe supprime des échelons, simplifie les structures d’équipe et recentre ses moyens sur ses principales opportunités. Ces suppressions seraient donc liées à l’organisation et aux priorités, plutôt qu’à la contribution individuelle des employés.
Uber indique avoir réduit de 20 % le nombre de salariés situés à au moins sept niveaux hiérarchiques du directeur général. De leur côté, les « micro-équipes » comptant un ou deux collaborateurs directs ont diminué de près de 50 %. Certaines unités sont également fusionnées, notamment les opérations de livraison de Restaurants, Retail et Direct aux niveaux mondial, régional et national.
Des bureaux recentrés et des investissements autonomes
En parallèle, Uber resserre sa stratégie d’implantation. Les équipes mondiales seront principalement regroupées à New York et San Francisco, tandis que la plupart des salariés à distance devront rejoindre un bureau. À terme, environ 1 % des effectifs seulement resteront en télétravail permanent. La règle de trois jours de présence hebdomadaire au bureau est maintenue.
Uber cherche ainsi à mieux répartir les responsabilités, à accélérer les décisions et à consacrer davantage de temps à la conception plutôt qu’à la coordination. Ce gain d’efficacité doit aussi libérer des ressources pour les segments jugés les plus porteurs, dont la conduite autonome.
Le 3 septembre 2026, Uber et Wayve ont ainsi lancé à Londres des trajets autonomes supervisés, accessibles à certains utilisateurs depuis l’application. Cette première phase repose sur une petite flotte de Ford Mustang Mach-E électriques équipées par Wayve. Le nombre de véhicules doit ensuite augmenter progressivement, selon la demande, l’état de préparation du service et le cadre réglementaire.
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