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L’usine Stellantis de Brampton au Canada, au cœur des négociations avec Unifor.

Négociations Stellantis Unifor : priorité à Brampton

© Jonathan Weiss/Shutterstock.com
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Les négociations Stellantis Unifor s’ouvrent au Canada pour plus de 9 000 salariés, avec l’avenir de l’usine de Brampton comme dossier prioritaire.

Négociations Stellantis Unifor : Brampton en priorité

Unifor a entamé les discussions avec Stellantis le 3 septembre 2026 afin de conclure un nouvel accord de travail pour plus de 9 000 salariés répartis sur plusieurs sites canadiens. Après Ford et General Motors, déjà parvenus à des accords avec le syndicat, le constructeur est le dernier des trois groupes automobiles de Detroit à passer à la table des négociations.

La présidente nationale d’Unifor, Lana Payne, entend placer l’engagement industriel de Stellantis au Canada au centre des échanges. « Notre priorité sera l’engagement de Stellantis au Canada et sa traduction concrète. Il s’agit de préparer l’avenir de nos membres », a-t-elle déclaré.

Le principal point de tension reste l’usine d’assemblage de Brampton. Depuis l’arrêt du site en décembre 2023, plus de 2 200 membres de la section locale 1285 demeurent en mise à pied. L’usine devait être réorganisée afin d’y produire le SUV électrique Jeep Compass.

Stellantis a temporairement suspendu ces travaux en février 2025, puis annoncé en octobre de la même année le transfert de la production du Compass vers les États-Unis. Depuis, l’usine de Brampton reste sans activité pour une durée indéterminée. En août 2026, le groupe a également indiqué au syndicat qu’il envisageait sérieusement de vendre ou de fermer le site.

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Un accord recherché avant le 11 septembre

Unifor cherche aussi à sécuriser les volumes de production de l’usine de Windsor et de la fonderie d’Etobicoke. Le syndicat s’est donné jusqu’au 11 septembre 2026, son échéance interne, pour parvenir à un accord provisoire avec Stellantis.

Aux yeux d’Unifor, la possible fermeture de Brampton illustre les conséquences des droits de douane automobiles imposés par l’administration du président américain Donald Trump. Lana Payne a prévenu Stellantis que le groupe ne pouvait tenir pour acquis ni ses salariés, ni leur syndicat, ni le Canada.

Ces discussions interviennent après un deuxième trimestre 2026 marqué par une hausse de 13 % du chiffre d’affaires net de Stellantis, à 43,5 milliards d’euros. L’Amérique du Nord a surtout porté cette progression, avec des revenus en hausse de 32 % sur un an. James Stewart, président du comité de négociation d’Unifor chez Stellantis, s’attend néanmoins à des échanges difficiles dans les prochains jours.

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A propos de l'auteur

Marion, 31 ans, rédactrice chez Moteur Actu, suit l'actualité automobile et les sorties constructeurs. Passionnée d'auto depuis l'enfance, elle relaie les annonces produits, lancements internationaux et tendances du secteur avec un regard accessible aux passionnés comme aux non-initiés.

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