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Marc Marquez répond aux médias avant le Grand Prix MotoGP de Saint-Marin à Misano.

Le défi de Marc Marquez à Misano malgré son bras

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Marc Marquez à Misano entend prolonger son retour au premier plan, malgré un bras qui lui demande davantage d’efforts dans la lutte pour le titre MotoGP.

Marc Marquez à Misano face aux Aprilia

La conférence précédant la 14e manche a réuni les trois premiers du championnat. Jorge Martin mène avec 256 points, devant Marc Marquez, qui en compte 237, et Marco Bezzecchi, 232. Les deux pilotes Aprilia encadrent ainsi le représentant Ducati, revenu à 19 points du leader après son doublé en Aragon.

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Fort de six victoires en MotoGP sur le circuit italien, Marquez refuse toutefois d’aborder cette manche comme celle d’Aragon, où il visait et a obtenu les 37 points disponibles. Il s’attend surtout à retrouver des Aprilia performantes et un Bezzecchi très rapide dès les premiers essais.

Le bilan du champion en titre à Misano reste solide : en 13 participations dans la catégorie, il n’a terminé hors du podium qu’à quatre reprises. Sa condition physique brouille néanmoins la hiérarchie. Depuis son retour après sa dernière opération, il a fini premier ou septième le dimanche, avec quatre victoires en sept Grands Prix.

Pour Marquez, la régularité ne doit pas faire oublier la recherche de vitesse. « Si vous êtes le plus rapide, vous aurez davantage de chances », estime-t-il, tout en admettant que cette approche impose de prendre des risques.

Le pilote ducati a également expliqué la publication d’une photo de son épaule après Aragon. Les questions répétées sur son bras lui demandaient trop d’énergie. En exposant sa situation et en laissant son médecin détailler les conséquences de sa blessure en Indonésie, il souhaite désormais se concentrer sur la piste et le championnat.

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Le chrono reste prioritaire sur le confort

Marquez ne veut pas adoucir les réglages de sa Ducati pour compenser ses limites physiques. À ses yeux, une moto plus facile à piloter ne garantit pas la performance : « Dans ce monde, le patron, c’est le chrono. » Il considère donc que c’est à lui de s’adapter à la GP26, au circuit et aux conditions.

Son expérience des blessures lui a aussi appris que le premier retour en selle n’est pas forcément le plus difficile. L’adrénaline et la motivation masquent alors les douleurs. La période critique survient après plusieurs courses, quand la progression physique ralentit.

À Misano, cette réalité l’amène à un constat direct : Marquez doit désormais « fournir beaucoup plus d’efforts pour essayer de survivre en MotoGP ». Face aux jeunes pilotes, il ne peut plus compter uniquement sur son instinct. Il veut néanmoins continuer tant qu’il reste compétitif et prend du plaisir.

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A propos de l'auteur

Quentin, rédacteur essais chez Moteur Actu, est spécialiste de la culture automobile japonaise (JDM) : Toyota, Nissan, Honda, Mazda, Subaru, Mitsubishi et Lexus. Ses essais "à hauteur de conducteur" mêlent mesures objectives, retour d'expérience sur route et conseils d'achat directs, sans complaisance avec les constructeurs.

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