La restructuration Volkswagen se heurte au refus de la Basse-Saxe, dont la participation permet de bloquer la séparation de trois divisions centrales.
La restructuration Volkswagen face à un veto décisif
Le Land allemand détient 20 % des droits de vote de Volkswagen et occupe deux sièges au conseil de surveillance. Or, les grandes décisions exigent plus de 80 % d’approbation des actionnaires. Cette participation lui confère donc une minorité de blocage, si bien qu’aucune scission ne peut être adoptée contre sa volonté.
Devant le parlement régional, le ministre-président Olaf Lies s’est opposé à la séparation de Volkswagen Passenger Cars, Volkswagen Commercial Vehicles et Components. Cette opération « n’a pas été approuvée, et n’aurait pas non plus été possible avec moi et le Land », a-t-il déclaré.
Un schéma détaillé attendu en 2027
La direction étudie malgré tout une organisation plus légère et plus autonome de la division automobile Volkswagen et des composants. Le 4 septembre 2026, le directeur général Oliver Blume a indiqué que son équipe avait reçu mandat pour bâtir cette structure. Après environ un an de travail, un concept détaillé doit être soumis au conseil de surveillance en 2027.
L’objectif affiché est de gagner en efficacité et en transparence. Des investisseurs y voient également un moyen de mieux attribuer les responsabilités et d’identifier les unités qui créent de la valeur. Le refus de la Basse-Saxe ferme toutefois la voie à une séparation imposée par la seule direction.
Ce bras de fer s’inscrit dans le Future Plan 2030, approuvé par le conseil de surveillance. Le plan prévoit 50 000 suppressions de postes supplémentaires dans le groupe, portant à 100 000 le total planifié d’ici la fin de la décennie. L’accord récent entre la direction et les représentants des salariés a repoussé la décision sur la réorganisation. Il a aussi adouci la formulation concernant quatre usines allemandes à l’avenir incertain et la séparation des activités voitures particulières et composants.
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