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Gigi Dall’Igna évoque le duo formé par Marc Marquez et Pedro Acosta au sein de l’équipe officielle Ducati en MotoGP.

Dall’Igna assume le duo Marquez-Acosta chez Ducati

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Le duo Marquez-Acosta chez Ducati en 2027 illustre la priorité de Gigi Dall’Igna : réunir les deux pilotes qu’il juge les meilleurs, sans imposer de passeport italien.

Le duo Marquez-Acosta chez Ducati répond au même principe

Le choix de Marc Marquez et Pedro Acosta pour former l’équipe officielle en 2027 pourrait sembler rebattre les cartes chez ducati. Francesco Bagnaia partira chez Aprilia, tandis qu’Acosta rejoindra Marquez dans le garage de Borgo Panigale. Aux yeux de Gigi Dall’Igna, cette composition s’inscrit pourtant dans une ligne sportive constante.

« Notre objectif est d’avoir la meilleure équipe possible et, par conséquent, les deux meilleurs pilotes sur la grille », affirme le patron de Ducati Corse. Le constructeur ne cherche donc pas à bâtir son équipe autour d’une nationalité ou d’un champion à préserver. Il veut réunir les deux meilleurs pilotes de la grille selon sa propre évaluation.

Cette même logique avait déjà conduit Ducati à associer Marquez à Francesco Bagnaia. À l’époque, certains avaient interprété l’arrivée de l’Espagnol comme une manière de fragiliser symboliquement le double champion du monde italien. Dall’Igna écarte cette lecture : sélectionner un pilote très performant ne constitue, à ses yeux, un affront ni envers son coéquipier ni envers celui qu’il remplace.

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Marquez ne bénéficie d’aucune protection particulière

L’arrivée de Pedro Acosta aux côtés de Marc Marquez peut aussi être présentée comme la préparation d’une succession. Ducati refuse toutefois d’inscrire son choix dans une hiérarchie aussi figée. Acosta n’est pas recruté pour menacer Marquez, pas plus que Marquez n’avait été choisi pour déstabiliser Bagnaia.

Dall’Igna décrit une méthode appelée à survivre aux pilotes eux-mêmes. « Cela restera ainsi à l’avenir, même si nous devons remanier l’équipe parce que l’un des deux pilotes décidera de se consacrer à autre chose. » Les noms peuvent évoluer, mais le critère reste le même : la performance estimée au moment de composer le duo officiel.

Marc Marquez ne bénéficie donc d’aucune protection particulière face à cette politique. Ducati entend lui donner le coéquipier le plus fort possible, avec la concurrence interne qu’un tel choix implique. La marque préfère gérer deux références dans le même garage plutôt que construire une équipe autour d’un numéro un protégé.

Ducati
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Une équipe espagnole, mais une identité toujours italienne

Ce choix sportif est d’autant plus sensible que les pilotes espagnols occupent désormais une place largement majoritaire dans l’effectif Ducati. La marque reste étroitement liée à Borgo Panigale et ses ingénieurs sont très majoritairement italiens. Dall’Igna distingue néanmoins clairement l’origine du constructeur de la nationalité de ses pilotes.

Le dirigeant souligne aussi le travail accompli avec les Italiens. Bagnaia, Enea Bastianini, Andrea Dovizioso, Andrea Iannone et Danilo Petrucci figurent parmi les pilotes accompagnés par Ducati jusqu’au MotoGP ou intégrés à son dispositif dans la catégorie reine. « Je crois que Ducati est le constructeur qui a le plus contribué au développement des pilotes italiens ces dix dernières années », avance-t-il.

Ce bilan ne crée toutefois aucun droit automatique pour les saisons suivantes. Au 21 septembre 2026, Dall’Igna estime que les meilleurs pilotes disponibles ne sont pas italiens. Puisque Ducati veut aligner ceux qu’elle considère comme les plus performants, la marque doit, selon ses mots, « explorer d’autres horizons ».

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La performance passe avant le passeport

Dall’Igna ne renie pas pour autant l’identité italienne de Ducati. « Nous nous sentons italiens et nous sommes italiens », insiste-t-il. Il se dit également favorable au retour de pilotes transalpins capables de s’imposer dans cette sélection, mais leur nationalité ne peut devenir un critère supérieur aux résultats attendus.

La porte reste donc ouverte à une nouvelle génération italienne, à condition qu’elle atteigne le niveau recherché par Ducati. La même règle vaut pour les Espagnols : Marquez et Acosta occuperont les places officielles parce qu’ils sont considérés comme les meilleurs choix du moment, et non en raison de leur passeport.

Le futur tandem résume ainsi la politique de Dall’Igna. Ducati ne construit pas son équipe autour d’une préférence nationale, d’un statut acquis ou d’une hiérarchie confortable. Le constructeur accepte une forte concurrence dans son propre garage afin de réunir les deux pilotes qu’il place au sommet de sa liste. En 2027, cette méthode aboutira à un duo espagnol. Les identités pourront ensuite changer, mais pas le principe de sélection.

Ducati

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A propos de l'auteur

Louis, rédacteur en chef de Moteur Actu depuis 2024, couvre quotidiennement l'actualité automobile et la Formule 1. Spécialisé sur les véhicules électriques, l'industrie européenne et les nouveautés constructeurs, il décrypte les annonces, résultats financiers et tendances du marché auto.

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