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MotoGP renonce à rééquilibrer les essais Pirelli 2027

Les essais Pirelli 2027 ne seront pas rééquilibrés en MotoGP. Aucun accord n’a permis d’ouvrir Spielberg aux pilotes partants. Le Shakedown de Sepang ne leur offrira pas de rattrapage. KTM a pourtant laissé Pedro Acosta rouler avec sa 850 cc avant son départ chez Ducati.

Une moto de MotoGP en piste lors d'une séance d'essais. Moto GP

Le MotoGP ne rééquilibrera pas les essais Pirelli 2027, faute d’accord pour ouvrir Spielberg aux pilotes partants ou leur accorder un rattrapage à Sepang.

À Spielberg, l’accord commun n’est jamais venu

La transition vers les nouvelles motos et les nouveaux pneus ne commence pas de la même manière pour tous. Certains pilotes accumulent déjà les kilomètres. D’autres devront pratiquement attendre décembre pour découvrir ce qui les attend en 2027. On est loin d’une préparation identique pour tout le plateau. Le paddock a examiné deux possibilités pour réduire cet écart. Aucune n’a été retenue.

La première aurait permis aux pilotes changeant de constructeur de participer aux essais Pirelli de Spielberg. Fabio Quartararo avait notamment défendu cette option. Le Français aurait pu découvrir les pneus sur sa moto actuelle de 1 000 cc. Sans prendre le guidon de la future Yamaha 850 cc, qu’il ne pilotera pas en course.

Yamaha n’était pas opposé à cette solution. Massimo Meregalli précise toutefois la condition posée par le constructeur : « Honnêtement, nous étions favorables à ce que les pilotes changeant d’équipe effectuent les essais de Spielberg, à condition que tous les constructeurs soient d’accord. »

Cette unanimité n’a jamais été obtenue. Quartararo n’a donc pas roulé. Francesco Bagnaia, Jorge Martin et Ai Ogura non plus. Même constat pour Alex Marquez et Fabio Di Giannantonio. L’accès aux Pirelli est ainsi resté lié aux décisions de chaque marque.

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KTM laisse Acosta préparer 2027 avant son départ

Le cas de Pedro Acosta montre qu’un départ ne fermait pas automatiquement l’accès aux essais. L’Espagnol rejoindra l’équipe officielle Ducati en 2027. Ktm lui a pourtant confié sa nouvelle 850 cc à Brno, puis à Spielberg, avec les pneus Pirelli.

Le constructeur autrichien a donc accepté de faire travailler un pilote qui emportera cette expérience dans un autre garage. Acosta a pu découvrir la nouvelle moto de son équipe actuelle. Il a aussi testé les pneumatiques qui accompagneront le changement de règlement.

Cette décision distingue KTM des marques qui ont préféré protéger leur programme 2027. On comprend pourquoi une réponse collective était difficile à construire. Les constructeurs n’avaient pas tous la même position sur l’accès de leurs pilotes partants à ces essais.

Il ne s’agissait donc pas de lever une interdiction réglementaire générale. Chaque constructeur gardait une marge de choix. Yamaha avait conditionné son ouverture à un accord commun. KTM, de son côté, a laissé Acosta rouler malgré son futur départ.

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Pas de rattrapage au Shakedown de Sepang

Après Spielberg, une deuxième possibilité a été discutée : un rattrapage lors du Shakedown de Sepang. Les pilotes privés de ces essais auraient ainsi pu récupérer une partie de leur retard. Cette dérogation aurait offert du temps de piste supplémentaire à ceux qui n’avaient pas pu découvrir les Pirelli.

Le résultat ? Les échanges n’ont pas davantage abouti. Pit Beirer a écarté toute modification : « Le règlement du Shakedown ne sera pas modifié. Il n’y aura pas de traitement de faveur pour les autres pilotes. »

Le cas de Nicolò Bulega rend l’écart particulièrement visible. Grâce à son statut de rookie, l’Italien pourra participer au Shakedown. Il aura auparavant effectué un important travail de développement avec la Ducati 850 et les Pirelli. Il bénéficiera ensuite de deux journées supplémentaires. Quartararo, Bagnaia ou Martin n’y auront normalement pas accès.

On touche ici au problème des critères. Accorder une compensation à tous les pilotes changeant de constructeur aurait aussi concerné Acosta, déjà présent à deux essais. La réserver à ceux qui n’avaient pas roulé aurait nécessité de distinguer les situations individuelles. À l’inverse, limiter l’accès de Bulega aurait pénalisé un rookie pour son travail de développement.

Beirer résume cette difficulté : « Il n’est pas facile de garantir une équité totale, parce que lorsqu’un pilote change d’équipe, tous n’ont évidemment pas les mêmes opportunités. »

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Peu de journées pour beaucoup de changements

Ces écarts de roulage comptent d’autant plus que plusieurs changements arriveront simultanément. Les pilotes devront assimiler les moteurs de 850 cc et les pneus Pirelli. S’y ajoutent une aérodynamique réduite et la disparition des dispositifs de correction d’assiette. On parle donc de bien plus qu’un nouveau moteur à découvrir.

La préparation hivernale sera pourtant resserrée. Après Valence, le 1er décembre, beaucoup de pilotes n’auront que quatre journées officielles avant le début du championnat. Deux à Sepang, puis deux à Buriram. À Valence, les températures pourraient aussi limiter le travail consacré à la performance.

Francesco Guidotti relativise toutefois l’avantage d’un programme d’essais plus fourni. Le responsable de TrackHouse le formule ainsi : « Plus on teste, plus on trouve de problèmes. » Pour lui, une préparation parfaite reste illusoire. Une moto de course n’est jamais terminée. Les ingénieurs réclameraient toujours davantage de journées.

Massimo Meregalli mise plutôt sur la capacité d’adaptation des pilotes MotoGP. Il estime qu’ils peuvent retrouver des sensations et une vitesse considérables après seulement quelques runs. Cela n’efface pas les différences de préparation. Mais on ne peut pas réduire cette transition au seul nombre de kilomètres parcourus.

Le règlement restera donc inchangé. Les occasions de roulage manquées à Spielberg ne seront pas compensées par une ouverture exceptionnelle du Shakedown. Le MotoGP abordera 2027 avec des niveaux d’expérience différents. Ils dépendront du statut des pilotes comme des choix de leurs constructeurs.

Pirelli

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Marion

Marion, 31 ans, rédactrice chez Moteur Actu, suit l'actualité automobile et les sorties constructeurs. Passionnée d'auto depuis l'enfance, elle relaie les annonces produits, lancements internationaux et tendances du secteur avec un regard accessible aux passionnés comme aux non-initiés.

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