Lando Norris relance le débat sur la batterie F1. Champion du monde 2025, le pilote Mclaren estime que les récents ajustements du règlement restent insuffisants. Selon lui, la discipline devra, à terme, se passer de batterie pour retrouver un pilotage plus naturel, notamment en qualifications.
Batterie F1 : Norris juge les ajustements insuffisants
Les dernières retouches réglementaires visaient notamment à permettre aux pilotes d’attaquer davantage en qualifications, en réduisant la nécessité de recharger la batterie pendant le tour. La sécurité faisait aussi partie des priorités.
À Miami, le contexte n’a toutefois pas convaincu Norris. La quantité d’énergie électrique récupérable y était de 8 mégajoules, soit le même niveau qu’à Suzuka. Le pilote McLaren, auteur de la pole du Sprint puis quatrième des qualifications du Grand Prix, n’y voit qu’une amélioration limitée.
« C’est un petit pas dans la bonne direction, mais ce n’est pas encore au niveau où la Formule 1 devrait être », a-t-il déclaré. Selon lui, un pilote qui attaque partout comme les années précédentes reste pénalisé. « Vous ne pouvez toujours pas être à fond partout. Vous ne devriez jamais être pénalisé pour ce genre de chose, et c’est encore le cas. »
Son constat est radical : « Honnêtement, je ne pense pas vraiment qu’on puisse corriger ça. Il faut simplement se débarrasser de la batterie. J’espère donc que ce sera le cas dans quelques années. »
Des courses toujours marquées par l’effet yo-yo
Le problème ne se limite pas aux qualifications. Norris estime que les courses restent très proches de ce qu’il décrivait déjà comme un effet de yo-yo, avec des écarts et des vitesses de rapprochement parfois difficiles à anticiper.
« Les courses sont fondamentalement exactement les mêmes », a-t-il expliqué après avoir vécu une situation plus complète de dépassements et de défense. Il cite un moment où George, placé à une seconde derrière lui, a réussi à le dépasser avant la fin de la ligne droite.
Pour le pilote McLaren, ces vitesses de rapprochement énormes compliquent la tâche de celui qui défend. Elles peuvent aussi pousser l’attaquant à tenter des mouvements très agressifs. Norris reconnaît avoir été mécontent d’une manœuvre de George, avant de presque reproduire le même type d’action quelques tours plus tard.
La collaboration entre la FIA et la F1 est jugée positive par Norris, mais il estime que les marges de correction restent limitées avec le matériel actuel. Pour lui, d’autres changements seront nécessaires. La vraie question porte désormais sur le délai dans lequel la F1 pourra les mettre en œuvre.
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