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Toprak Razgatlioglu au guidon de sa Yamaha MotoGP sur le circuit de Misano.

Toprak Razgatlioglu à Misano, piégé par le tendre

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Toprak Razgatlioglu à Misano a terminé dernier des essais chronométrés après qu’un pneu arrière tendre a bouleversé le comportement de sa Yamaha.

Toprak Razgatlioglu à Misano perd ses repères

Vendredi 11 septembre au matin, le Turc avait pourtant trouvé une base encourageante. Avec un pneu arrière medium qui comptait déjà quinze tours, il avait pris la quatorzième place et se disait satisfait du comportement de sa M1. Le passage au tendre devait lui permettre d’approcher un chrono en 1 min 31 s. Il a finalement tourné en 1 min 32 s et achevé la séance à la dernière place.

Le triple champion du monde Superbike décrit un changement radical : « Dès que j’ai chaussé le premier pneu tendre, j’ai été surpris : je ne reconnaissais plus ma moto. C’était comme si je pilotais une moto de location. » Le problème ne tient pas à un manque d’adhérence. Le grip supérieur à l’arrière pousse davantage l’avant et déséquilibre la Yamaha au freinage.

Cette réaction prive Toprak Razgatlioglu de son principal point fort. « Le gros problème, c’est que la moto ne s’arrête pas. Je n’arrive pas à bien négocier le virage, je perds ma trajectoire. » Une entrée manquée compromet ensuite le passage au point de corde, la sortie et l’accélération suivante.

Le pilote a comparé ses données avec celles de Fabio Quartararo, sans trouver de solution immédiate. « Je freine plus tôt, mais la moto ne s’arrête toujours pas. » Même en anticipant son freinage, il ne retrouve donc pas le comportement attendu.

Toprak Razgatlioglu
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Le pneu tendre impose un nouvel apprentissage

Razgatlioglu reconnaît renouer avec ses réflexes du WorldSBK : « Je me retrouve à piloter comme en Superbike. » Mais le tendre utilisé en MotoGP ne réagit pas comme le Pirelli SCX auquel il était habitué. Une adhérence arrière plus importante ne se traduit donc pas automatiquement par un meilleur chrono : elle peut modifier l’équilibre général de la moto et perturber l’entrée en courbe.

Le retour aux réglages employés à Aragon n’a pas résolu le problème. Razgatlioglu estime que le niveau d’adhérence propre au circuit de Misano fait la différence. L’équipe Yamaha n’a pas encore d’explication : « J’en discute avec l’équipe, mais on ignore encore la cause du problème. »

La déception contraste avec les sensations positives de la matinée. « J’essaie juste de me détendre, parce que même mon cerveau est en veille pour l’instant. Je ne m’attendais pas à quelque chose comme ça. » Pour exploiter le tendre, Yamaha pourrait devoir adapter spécifiquement les réglages plutôt que conserver la base utilisée avec le medium.

Toprak Razgatlioglu

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A propos de l'auteur

Marion, 31 ans, rédactrice chez Moteur Actu, suit l'actualité automobile et les sorties constructeurs. Passionnée d'auto depuis l'enfance, elle relaie les annonces produits, lancements internationaux et tendances du secteur avec un regard accessible aux passionnés comme aux non-initiés.

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