Parti cinquième, Max Verstappen a remporté le Grand Prix de Mexico le 1er novembre 2026 avec seulement 0,799 seconde d’avance sur Lewis Hamilton, au terme d’une course bouleversée par les pénalités et les neutralisations.
Kimi Antonelli complète le podium, mais le résultat ne raconte qu’une partie de la lutte pour la victoire. Charles Leclerc disposait d’un rythme que Verstappen reconnaissait ne pas pouvoir suivre. Hamilton, lui, estimait avoir les moyens de gagner. Le pilote Red Bull a su rester suffisamment bien placé pour profiter des tournants de la course.
Son succès s’est construit en plusieurs étapes : une pénalité infligée à Leclerc, un passage aux stands décisif, puis un drapeau rouge qui a redistribué les avantages stratégiques. Il a encore fallu résister à Hamilton au redémarrage.
Une pénalité qui change la lutte au Grand Prix de Mexico
Le premier tournant intervient dès le premier tour. Charles Leclerc dépasse Lewis Hamilton hors des limites de la piste et reçoit cinq secondes de pénalité. Les commissaires réduisent la sanction habituelle de dix secondes en tenant compte de deux éléments : Hamilton est lui aussi sorti de la piste et l’incident s’est produit au début du premier tour.
Cette décision donne une autre dimension à l’écart entre Leclerc et Verstappen. Le Néerlandais n’a pas besoin de reproduire exactement le rythme de son adversaire pour rester dans la lutte une fois la sanction purgée.
« Je n’avais pas le rythme pour le suivre, mais en même temps, je restais à environ cinq secondes de lui », a expliqué Max Verstappen. Sa course consiste donc aussi à limiter les dégâts, plutôt qu’à chercher immédiatement un dépassement en piste.
À la fin du 27e tour, les arrêts font basculer leur duel. Leclerc purge sa pénalité et repart en pneus mediums, tandis que Verstappen chausse des tendres. Le passage aux stands dure 28,706 secondes pour Leclerc, contre 22,466 secondes pour le pilote Red Bull. Malgré son déficit de rythme, Verstappen ressort devant lui.
Le drapeau rouge efface l’avantage stratégique de Mercedes
La course change de nouveau après l’accident de Valtteri Bottas au 43e tour. La voiture de sécurité entre en piste et Hamilton passe aux stands. Pour Verstappen, cette séquence semble alors compromettre ses chances de victoire.
« À ce moment-là, c’était probablement fini pour moi », a-t-il confié à propos de l’arrêt de Hamilton sous voiture de sécurité.
Le drapeau rouge modifie pourtant l’équation. Les leaders peuvent changer de pneus sans subir le temps perdu lors d’un nouvel arrêt. L’avantage stratégique créé par Mercedes disparaît : la victoire se joue désormais au redémarrage et dans la confrontation directe, plutôt que dans la gestion des relais.
Ces neutralisations ont aussi éloigné le Grand Prix de son scénario stratégique le plus favorable sur le papier. Dario Marrafuschi, directeur sportif de Pirelli, l’a expliqué dans le bilan de course du manufacturier : « Sans les neutralisations, une stratégie à un arrêt aurait été l’option la plus compétitive pour ce Grand Prix. »
Hamilton attaque, Verstappen conserve la tête
Au redémarrage, Hamilton dépasse son coéquipier puis attaque Verstappen au premier virage. Les deux pilotes entrent en contact. Les commissaires examinent l’incident sans prononcer de sanction supplémentaire, et Verstappen conserve la première place.
La victoire reste disputée jusqu’à l’arrivée : 0,799 seconde sépare les deux hommes. Hamilton termine deuxième devant Antonelli, avec le sentiment qu’une autre issue était possible. « Je pense que nous avions le rythme pour gagner aujourd’hui, mais cela n’a pas fonctionné », a déclaré le Britannique après la course.
Verstappen s’impose ainsi sans avoir disposé, à chaque phase du Grand Prix, du meilleur rythme ou de la meilleure perspective stratégique. Rester à portée de Leclerc, ressortir devant lui puis contenir Hamilton au redémarrage lui ont permis de transformer une cinquième place sur la grille en victoire.





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