Les droits de douane sur les voitures canadiennes pourraient atteindre 50 % aux États-Unis dès le 1er janvier 2027, une menace qui vise aussi les camions, les pièces automobiles et l’acier.
Des droits de douane sur les voitures canadiennes à 50 %
Sur Truth Social, le président américain Donald Trump a fixé l’échéance de son ultimatum au 1er janvier 2027. La hausse viserait les voitures, les camions de toute taille, les composants automobiles et l’acier entrant aux États-Unis depuis le Canada. Il accuse Ottawa de surtaxer les produits agricoles américains et invoque un déficit de 60 milliards de dollars entre les deux pays. « Construisez aux États-Unis et il n’y aura aucun droit de douane », a-t-il ajouté.
Avant la rupture des discussions, un compromis devait ramener de 25 % à 15 % le droit appliqué aux voitures et utilitaires légers canadiens. Dans le même temps, les taxes sur l’aluminium et l’acier auraient reculé de 50 % à 25 %. Les négociations ont toutefois échoué le 21 août 2026 sur l’extension de cet allégement aux camions moyens et lourds.
Une chaîne automobile nord-américaine exposée
Cette mesure menacerait une chaîne d’approvisionnement étroitement intégrée. La production automobile américaine dépend largement des véhicules et des pièces fabriqués au Canada. Face au bras de fer commercial, plusieurs constructeurs auraient déjà fait part de leur intention de réduire leur activité canadienne.
Le Canada reste l’un des deux principaux partenaires commerciaux des États-Unis. En 2025, les échanges de biens et de services entre les deux pays ont représenté 872,3 milliards de dollars, malgré un recul de 4,6 %. Environ trois quarts des exportations canadiennes prennent la direction des États-Unis, tandis que près de la moitié des importations du pays proviennent de son voisin.
En réaction aux droits de 50 % imposés par Donald Trump sur 20 milliards de dollars de marchandises canadiennes, Ottawa prévoit de taxer certains produits américains à partir du 8 septembre 2026. La Maison-Blanche chiffre également à 22 %, soit 5,6 milliards de dollars, la baisse des importations canadiennes de véhicules américains entre avril 2025 et mars 2026.
Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a appelé le Canada à reprendre les discussions de bonne foi. De son côté, le Premier ministre Mark Carney estime qu’un accord mutuellement bénéfique reste possible si Washington respecte la souveraineté canadienne et adopte une logique de partenariat. L’échéance de janvier laisse encore une fenêtre pour renouer le dialogue, avec l’industrie automobile au centre du rapport de force.
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