Le budget de Mercedes en F1 contraint Toto Wolff à étaler les évolutions de la W17, tandis que Mclaren, Red Bull et Ferrari maintiennent une cadence plus soutenue.

Le budget de Mercedes en F1 impose un calendrier
À Zandvoort, après la deuxième victoire consécutive de McLaren, Toto Wolff a reconnu que le plafond budgétaire limitait les possibilités de Mercedes. « Nous n’avons pas le budget pour ajouter des évolutions », a-t-il déclaré. Il n’évoque pas un manque de liquidités, mais une enveloppe à répartir sur l’ensemble de la saison en fonction des gains attendus et des points potentiels au championnat.
Le décompte établi par la FIA illustre cette différence de cadence. Mercedes a introduit 24 nouveaux composants, contre 40 chez Ferrari et 38 chez Red Bull et McLaren. Le dernier ensemble significatif de la W17 remonte au Canada. Ce rythme plus lent peut nourrir la crainte de Kimi Antonelli de voir sa monoplace perdre son statut de référence.
Selon Wolff, chaque évolution apportée par une écurie de pointe peut représenter au moins quelques dixièmes. Lorsqu’un rival progresse tandis que Mercedes conserve la même configuration, l’écart se traduit directement en piste.
Le plafond budgétaire 2026 atteint 215 millions de dollars. Deux allocations supplémentaires de 3 millions de dollars sont prévues pour les périodes 2026-2027 et 2027-2028 en raison des nouvelles réglementations.
Andrea Stella s’attend malgré tout à des évolutions
Andrea Stella ne croit pas pour autant à un arrêt prolongé du développement de Mercedes. Il souligne que les règles concernant les groupes propulseurs de 2027 accordent une marge comptable aux équipes dans le cadre du plafond budgétaire. L’Italien estime également que la voiture déjà testée en soufflerie est sensiblement plus rapide que la W17 actuellement engagée et que ce potentiel finira par arriver en piste.
De son côté, Toto Wolff maintient que Mercedes n’a pas trop dépensé en début de saison. Il estime toutefois que les problèmes de fiabilité ont coûté 50 à 100 points à l’écurie. Son plan ne change donc pas : respecter le calendrier financier prévu, puis observer si les rivaux parviennent à maintenir le même rythme d’évolution en fin de championnat.
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