Le leasing social comptait 39 000 dossiers enregistrés en octobre selon Franceinfo, alors que le dispositif prévoit 50 000 dossiers et que plusieurs marques ont interrompu leurs prises de commandes.
Le quota national n’est donc pas encore atteint. Le chiffre auquel Franceinfo a eu accès représente un peu moins de quatre dossiers sur cinq par rapport à l’enveloppe prévue. Mais toutes les marques ne continuent pas pour autant d’accepter des demandes : Renault et certaines marques de Stellantis ont déjà fermé leurs prises de commandes, parfois avant d’atteindre le quota qu’elles avaient annoncé.
La distinction compte pour les automobilistes intéressés : le nombre de dossiers enregistrés à l’échelle nationale ne suffit pas à connaître les possibilités de commande chez chaque constructeur.
Le leasing social ne se résume pas à un loyer de 100 euros
La promesse d’une voiture électrique à 100 euros par mois a été difficile à tenir. De nombreuses offres se situaient plutôt autour de 150 euros par mois. L’écart change le budget à prévoir pour le client, même si le dispositif conserve sa vocation d’accès à une voiture électrique en location.
Le loyer n’est toutefois qu’un élément du contrat. Le leasing social prend la forme d’une location longue durée sans possibilité de rachat du véhicule par le client. Contrairement à une location avec option d’achat, le contrat ne permet donc pas à l’automobiliste de devenir propriétaire de la voiture à son terme.
La restitution occupe ainsi une place centrale dans le dispositif. La voiture revient dans le circuit professionnel, qui doit organiser sa prise en charge.
Chez Kia, les retours passent aux distributeurs
Kia a confirmé un changement sur ce point : cette année, les distributeurs devront gérer les retours des véhicules en leasing social. Cette tâche était auparavant assurée par Hyundai Capital France.
Le changement concerne l’interlocuteur chargé de récupérer les voitures. Pour le réseau, participer au dispositif implique donc aussi de prendre en charge l’après-location.
L’offre ne se limite pas à mettre une électrique à disposition contre un loyer mensuel : elle suppose également d’organiser son retour, puisque le client ne peut pas la racheter dans le cadre du contrat.
Des commandes arrêtées, mais un dispositif appelé à durer
Chez Stellantis, des difficultés d’approvisionnement en batteries sont par ailleurs signalées, notamment pour les Peugeot e-3008 et Citroën e-C5 Aircross. Ces deux modèles ne sont toutefois pas éligibles au leasing social. Leur situation ne doit donc pas être confondue avec celle des véhicules proposés dans ce cadre.
Le gouvernement prévoit de poursuivre le leasing social sur plusieurs années, malgré les interruptions de commandes déjà intervenues chez certains constructeurs. Pour un candidat, l’existence du programme national ne suffit donc pas : il faut aussi trouver une offre encore ouverte et tenir compte de son loyer réel, ainsi que des modalités d’une location qui exclut le rachat.





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