Le mandat ZEV au Royaume-Uni fait l’objet d’une révision destinée à ajuster la trajectoire vers la fin des voitures neuves essence et diesel en 2030.
Ce que couvre le mandat ZEV au Royaume-Uni
Le gouvernement britannique a ouvert la consultation avec les gouvernements écossais et gallois, ainsi qu’avec le ministère nord-irlandais des Infrastructures. Constructeurs, équipementiers, opérateurs de recharge, concessionnaires, consommateurs et collectivités sont invités à y participer.
Officiellement baptisé « Vehicle Emissions Trading Schemes Order », ce dispositif fixe les objectifs de vente de véhicules zéro émission. Son évaluation doit s’achever d’ici début 2027, avec deux échéances majeures : la sortie des voitures neuves exclusivement thermiques en 2030, puis celle des voitures et utilitaires neufs non zéro émission en 2035.
Les quatre premiers volets de la consultation portent sur les effets du mandat, les difficultés émergentes, sa trajectoire actuelle, les flexibilités de conformité et les éventuelles solutions de remplacement. Leur incidence sur les émissions de carbone sera également évaluée.
Le cinquième volet concerne la définition précise de l’échéance 2030, annoncée en avril 2025. Le gouvernement britannique lui consacre une consultation distincte, cette question relevant du Parlement du Royaume-Uni. L’exécutif cite notamment les perturbations des chaînes d’approvisionnement et les incertitudes liées aux droits de douane et au commerce mondial.
Un marché électrique soutenu par 7,5 milliards de livres
En juillet 2026, les ventes de voitures électriques ont progressé de 45 % par rapport à juillet 2025. Elles représentent désormais plus d’une voiture neuve sur quatre vendue au Royaume-Uni, où plus de deux millions d’exemplaires sont immatriculés. Le marché automobile neuf y a enregistré son meilleur mois de juillet depuis 2019.
Le gouvernement mobilise 7,5 milliards de livres sterling. Sur cette somme, 4 milliards sont consacrés aux projets DRIVE35. Les 3,5 milliards restants financent notamment les aides destinées aux voitures, camionnettes et poids lourds, l’Electric Car Grant et les infrastructures de recharge.
Une enveloppe supplémentaire de 600 millions de livres doit permettre d’étendre un réseau qui compte déjà plus de 120 000 bornes publiques. Plus d’un million de chargeurs sont également installés dans les logements et sur les lieux de travail.
La ministre britannique des Transports, Heidi Alexander, juge solide le marché électrique national. Selon elle, l’Electric Car Grant a aidé plus de 160 000 personnes à passer à l’électrique. Elle défend aussi une révision régulière des objectifs afin qu’ils restent applicables tout en soutenant l’industrie britannique.
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