Toyota devient le premier client à évaluer la plateforme de sécurité Autoliv, conçue pour compléter les crash-tests physiques par des simulations détaillées du corps humain.
Comment fonctionne la plateforme de sécurité Autoliv
La HBM Safety Suite associe un modèle avancé du corps humain à des logiciels d’analyse, de visualisation et d’aide à la décision. Ce modèle numérique reproduit l’anatomie afin d’étudier la réaction d’un occupant et les mécanismes de blessure lors d’une collision.
Cette approche vise à fournir des informations que les mannequins physiques ne permettent pas toujours d’obtenir. Les ingénieurs peuvent ainsi analyser les résultats d’une simulation et évaluer plus tôt les performances des équipements de sécurité au cours du développement d’un véhicule.
La plateforme n’a pas vocation à remplacer les essais physiques. Elle complète les crash-tests afin de raccourcir les délais de développement et de mieux maîtriser les coûts. À mesure que les cycles industriels raccourcissent et que les exigences de sécurité évoluent, les simulations prennent davantage de place.
Toyota ouvre la phase d’évaluation
Toyota a commencé à utiliser la suite dans le cadre de ses activités de développement virtuel de la sécurité. Le constructeur japonais, premier client de la plateforme, en évalue actuellement les capacités.
Selon Fabien Dumont, directeur technique d’Autoliv, l’association des modèles humains et des outils d’analyse doit aider les ingénieurs à optimiser plus tôt la protection des occupants. Autoliv prévoit de proposer plus largement sa solution à l’industrie automobile plus tard en 2026.
Cette collaboration prolonge plusieurs accords conclus par l’équipementier en juillet 2026. Autoliv s’est associé à Xpeng et Great Wall Motor autour des technologies de sécurité, de leur développement conjoint et de leur déploiement sur différents marchés.
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