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Stellantis et Ford misent sur des alliances en Europe

Stellantis et Ford misent sur des alliances en Europe

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Stellantis et Ford voient dans les alliances en Europe une réponse à un marché automobile sous pression, marqué par des coûts élevés et une demande fragile. Les deux groupes se tournent vers des partenaires chinois, mais aussi vers des constructeurs déjà implantés sur le continent, pour gagner en vitesse, en volume et en efficacité industrielle.

Des alliances en Europe pour réduire la pression

Au Future of the Car Summit à Londres, Antonio Filosa, directeur général de Stellantis, a présenté ces coopérations comme une possible « feuille de route » pour améliorer la technologie, la chaîne d’approvisionnement et l’utilisation des capacités de production. Il a également précisé que cette logique ne se limitait pas aux seuls partenaires chinois.

Jim Baumbick, responsable de Ford en Europe, a pour sa part souligné les importants avantages d’échelle dont disposent les exportateurs chinois sur le continent. Ford cherche donc des alliances capables de générer de la vitesse et de l’échelle, alors que ses activités voitures particulières européennes restent en difficulté.

L’enjeu est très concret. Une production mieux répartie peut aider à amortir les usines, mutualiser les achats et accélérer l’arrivée de modèles électriques. Pour les constructeurs chinois, s’intégrer aux réseaux industriels européens permet aussi d’éviter les droits de douane sur les voitures électriques produites en Chine, de répondre aux règles européennes de contenu local et d’accéder à des aides publiques.

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Leapmotor, Geely et Renault dans la stratégie

Stellantis renforce son accord avec Leapmotor, constructeur chinois de voitures électriques dont il a pris 21 % du capital en 2023. Dans le cadre de l’accord élargi, Leapmotor prendra le contrôle opérationnel du site Stellantis de Madrid, où un modèle Leapmotor destiné aux acheteurs européens doit entrer en production en 2028.

Les deux entreprises codéveloppent aussi un SUV électrique sous marque Opel, prévu pour un assemblage à Saragosse. Elles doivent également mutualiser leurs achats afin de réduire les coûts. En parallèle, Stellantis discute avec Dongfeng, qui détient une participation dans le groupe, de solutions concernant les surcapacités industrielles, y compris sur des sites en France.

Ford mène de son côté des discussions avec Geely autour d’un accord de production et de technologie en Europe. Le groupe chinois serait proche de finaliser un investissement dans l’usine espagnole de Ford. Le constructeur américain a aussi conclu avec Renault un accord, annoncé en décembre, pour coproduire des voitures électriques compactes et des utilitaires.

Antonio Filosa a toutefois jugé peu probables des partenariats avec des constructeurs chinois aux États-Unis dans les deux prochaines années, en raison de barrières beaucoup plus élevées sur ce marché, sans exclure d’autres formes de collaboration.

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A propos de l'auteur

Marion, 31 ans, rédactrice chez Moteur Actu, suit l'actualité automobile et les sorties constructeurs. Passionnée d'auto depuis l'enfance, elle relaie les annonces produits, lancements internationaux et tendances du secteur avec un regard accessible aux passionnés comme aux non-initiés.

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