Le GP de Barcelone-Catalogne Mercedes laisse un goût amer à l’écurie, entre la deuxième place de George Russell et l’abandon électrique de Kimi Antonelli à quatre tours de l’arrivée.
GP de Barcelone-Catalogne Mercedes : un podium qui pèse peu
Mercedes quitte Barcelone avec une coupe, mais surtout avec le sentiment d’avoir laissé filer de gros points. George Russell a pris la deuxième place, tandis que Kimi Antonelli a abandonné alors qu’il venait de dépasser son équipier pour la P2 en piste. Quelques instants plus tard, un arrêt électrique mettait fin à sa course.
La journée avait pourtant commencé sur une base assez classique. Les deux Mercedes se sont élancées en pneus Medium, avant de suivre une stratégie à deux arrêts Medium-Dur-Dur. En face, la Ferrari de Lewis Hamilton a opté pour trois passages par les stands, un choix devenu décisif lorsque la période de safety car virtuelle lui a permis d’effectuer un dernier arrêt peu coûteux et de ressortir en tête.
Russell n’a pas caché sa frustration, tout en saluant le vainqueur : « Félicitations à Lewis. Il a réalisé une course vraiment impressionnante. » Le Britannique estime que Ferrari a affiché un rythme inattendu sur le week-end, et que Mercedes devra réagir dès les prochaines courses. Il repart malgré tout avec 18 points, soit plus que son total cumulé au Canada et à Monaco.
Fiabilité et rythme, les deux alertes avant l’Autriche
L’abandon d’Antonelli arrive au mauvais moment dans les deux championnats. Hamilton réduit son retard sur lui à 41 points au classement pilotes, tandis que Mercedes conserve 72 points d’avance chez les constructeurs. Le jeune Italien a reconnu une grosse déception après avoir perdu une deuxième place, tout en rappelant que la fiabilité reste un chantier prioritaire.
Toto Wolff a tenu un discours similaire. Le patron de Mercedes a félicité Hamilton et Frédéric Vasseur, mais il a surtout insisté sur l’urgence de corriger ces failles : Russell avait déjà été touché au Canada, Antonelli l’a été à Barcelone. Pour viser les deux titres mondiaux, finir les courses redevient indispensable.
Andrew Shovlin a pointé une autre limite : Mercedes n’avait pas assez de vitesse pour contrôler l’épreuve. Le premier relais de Russell était solide, mais le rythme en pneus Durs n’a pas permis de creuser l’écart nécessaire face à Hamilton. L’arrêt de Lando Norris au 35e tour a également forcé Mercedes à couvrir rapidement avec ses deux monoplaces, ouvrant la porte au coup stratégique de Ferrari sous VSC.
Après un week-end sans course, Mercedes se tournera vers l’Autriche. Spielberg puis Silverstone forment un double rendez-vous déjà identifié comme crucial pour relancer la dynamique.
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