Mclaren aborde le GP de Barcelone-Catalogne avec un goût d’occasion manquée, entre la P4 de Lando Norris, la P7 d’Oscar Piastri et une Q3 perturbée par un drapeau rouge.
McLaren GP de Barcelone-Catalogne : une Q3 qui laisse des regrets
La journée avait pourtant bien démarré pour les MCL40. Avant les essais du samedi 13 juin 2026, McLaren a utilisé la deuxième de ses quatre exemptions de couvre-feu en période restreinte afin de mener un travail préventif sur les deux monoplaces. Des éléments autorisés ont été remplacés pour renforcer la fiabilité de l’installation et de l’intégration de l’unité de puissance.
En essais libres 3, Oscar Piastri a signé le deuxième temps avec 12 tours, tandis que Lando Norris s’est classé quatrième avec 15 tours. De quoi entretenir l’idée d’un vrai retour dans le match après Monaco, avec des enseignements utiles sur les secteurs à exploiter.
La qualification a ensuite pris une autre tournure. Le vent variable et la gestion délicate des pneus tendres, sur un tour très exigeant, ont compliqué l’exercice. Les deux McLaren ont franchi Q1 puis Q2, avec deux trains neufs de tendres encore disponibles pour Q3. Mais le drapeau rouge a brisé l’élan de Norris alors qu’il arrivait dans le dernier virage sur une première tentative solide.
Andrea Stella résume le sentiment du stand : « Nous sommes de retour dans une situation où quatre équipes sont incroyablement proches, ce qui est une excellente nouvelle après Monaco. Aujourd’hui, c’est un peu une occasion manquée, surtout parce que Lando a été incroyablement malchanceux avec le drapeau rouge. » Le patron de McLaren précise que Norris était à environ 250 mètres de la ligne.
Norris partira finalement P4. Piastri, lui, s’élancera P7, mais à seulement un dixième d’Antonelli, troisième. Cet écart résume l’intensité du plateau sur le Circuit de Barcelona-Catalunya.
Norris et Piastri misent sur stratégie et pneus
Norris garde un bilan partagé. « Nous avons montré des progrès aujourd’hui et je suis raisonnablement satisfait de la P4. Le drapeau rouge dans le dernier virage lors de mon premier tour lancé a été malchanceux et nous a probablement coûté une chance de viser la P3. » Le Britannique relève aussi un écart d’environ trois dixièmes et demi avec la pole, encore trop important à ses yeux.
La course du dimanche 14 juin 2026 devrait surtout se jouer sur la dégradation. Norris s’attend à un Grand Prix chaud, où la gestion des pneus sera centrale, avec une stratégie possible à un, deux ou même trois arrêts selon le comportement des gommes. Il voit une ouverture au départ et dans les choix stratégiques, tout en jugeant difficile de tenir Ferrari et Mercedes sur 66 tours.
Piastri suit la même logique. « C’était incroyablement serré aujourd’hui, avec un si petit écart entre la troisième place et notre P7. » L’Australien estime que McLaren a perdu plus que prévu dans le dernier secteur, malgré un tour jusque-là satisfaisant.
Mercedes apparaît solide, Ferrari a progressé avec ses évolutions, mais McLaren se sent plus proche que la semaine précédente. Entre la longue approche du premier virage, les décalages de pneus et les multiples arrêts possibles, l’équipe papaye aura des occasions. Reste à les convertir sans perdre le rythme.
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