La première victoire de Lewis Hamilton avec Ferrari à Barcelone relance autant son histoire en rouge que les rêves d’un huitième titre mondial.
Lewis Hamilton et Ferrari, enfin sur la plus haute marche
Le podium avait une saveur particulière. Tandis que Ferrari entonnait Fratelli d’Italia, Lewis Hamilton affichait un sourire immense, parfois coupé par un geste vers les yeux. Cette première victoire avec la Scuderia n’est pas tombée du ciel, ni née des abandons adverses. Elle prolonge deux podiums consécutifs, au Canada puis à Monaco, avant ce succès construit avec maîtrise, volonté et expérience.
Hamilton a reconnu avoir traversé des moments pesants. « Je ne suis qu’un humain », a-t-il expliqué, en évoquant les critiques et les périodes de doute. Son refuge a été simple : se couper du bruit, retrouver sa famille, ses amis, puis repartir « en mission » dès Noël. Le septuple champion du monde insiste surtout sur une idée : « Il ne faut jamais se remettre en question, jamais douter de soi. Il faut continuer à croire en soi au plus profond. »
Ce succès est aussi son 106e Grand Prix remporté. Hamilton l’inscrit dans une trajectoire intime, au même titre que Silverstone 2024, victoire qu’il pensait peut-être ne plus jamais revivre. Après une année où certains doutaient de son niveau, il répond sur la piste : « J’ai prouvé que ce n’était pas vrai. On l’a toujours en soi, mais cela demande du travail et de la persévérance. »
Le titre reste loin dans son discours
Avec l’abandon d’Antonelli, Hamilton revient à 41 points. Forcément, l’idée d’un huitième titre refait surface. Lui refuse pourtant d’en faire son sujet. « Je ne pense pas au championnat », a-t-il martelé, préférant parler de ce qu’il peut contrôler : son départ réussi, mais aussi des relais en pneus durs qu’il juge insuffisants.
Ferrari n’est pas encore dans une position confortable. Hamilton souligne le rythme très fort de Mercedes depuis le début de saison et un déficit de puissance qui pèsera sur les circuits à longues lignes droites. La base de la monoplace lui paraît toutefois bonne, à condition de continuer à gagner en performance dans les virages.
La suite passera par l’usine, par le travail avec les aérodynamiciens et par des choix de développement. Hamilton cite aussi Fred Vasseur, sans lequel il assure qu’il ne serait pas chez Ferrari. Le Britannique salue un patron qui a encaissé une année difficile, écouté ses demandes et permis des changements jugés décisifs. Pour Hamilton, cette victoire n’est pas un aboutissement : « C’est la première étape de notre histoire. »
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