Pedro Acosta a terminé cinquième du Sprint du GP d’Australie ce samedi 24 octobre, après un départ offensif que l’instabilité de sa KTM l’a empêché de prolonger.
Parti de la septième place à Phillip Island, l’Espagnol s’est immédiatement mêlé à la lutte pour le podium face aux frères Marquez. Son pari était clair : profiter des premiers tours pour accrocher les hommes de tête, quitte à solliciter davantage ses pneus. Mais ce rythme n’était pas tenable sur les treize tours du Sprint.
« Bon départ et bons premiers tours. C’était ma seule carte à jouer », a expliqué le pilote KTM à DAZN. « J’ai essayé de pousser un peu plus les pneus au début pour essayer de suivre le rythme. Mais j’ai fini par manquer d’énergie. »
Pedro Acosta limité par les vibrations de sa KTM
La fin de course a surtout mis en évidence les difficultés de sa machine. Acosta décrit une moto lente en ligne droite, instable dans le troisième secteur et pénalisante dans le dernier virage. Suivre un adversaire compliquait encore sa progression.
Les vibrations étaient particulièrement fortes entre les virages 6 et 7, ainsi qu’à l’approche du virage 10. En tentant de forcer le passage dans la dernière courbe, l’Espagnol a également subi une glissade de l’avant.
« Tout d’abord, l’instabilité est un vrai souci », a-t-il insisté. Le contraste avec les conditions humides était sensible : sa KTM fonctionnait plutôt bien en EL2 sur une piste encore mouillée, mais elle est devenue plus difficile à exploiter à mesure que le bitume séchait.
À trois tours du drapeau à damier, sans position à gagner devant ni menace derrière, Acosta a donc choisi de rallier l’arrivée à son rythme plutôt que de continuer à attaquer sans rien y gagner.

Les pneus médiums pour changer d’approche dimanche
Pour le GP du 25 octobre, Acosta envisage une autre gestion avec les pneus médiums : partir plus sereinement, puis accélérer en fin de course. Il s’agirait ainsi de moins miser sur les premiers tours que pendant le Sprint.
La pluie pourrait également modifier les conditions. L’Espagnol reste toutefois prudent : « Ce sera une longue course. On a vu, surtout en Moto2, qu’il est assez facile de faire des erreurs. » Il cherchera donc à préserver sa marge sur une piste où il a déjà dû composer avec les réactions de sa KTM.






Commentaires 0
Modérés avant publication