Les sanctions en MotoGP pour absence aux événements promotionnels pourraient aller jusqu’à une pénalité sur la grille, selon un nouveau barème révélé par The Race.
Le dispositif aurait été communiqué aux équipes à Phillip Island, alors que les pilotes contestent leur charge de travail et s’inquiètent pour leur sécurité. Au-delà des amendes, les récidives pourraient avoir des conséquences directes sur les séances d’essais, puis sur la position de départ.
L’épisode impliquant Marc Marquez au GP du Japon a relancé le débat. Pour ménager son épaule douloureuse et privilégier ses obligations sportives, le pilote avait manqué une animation de karting. Entre conférences de presse, autographes et animations publiques, les engagements promotionnels occupent une place croissante dans les week-ends.
Des sanctions en MotoGP graduées jusqu’à la grille
Selon le barème détaillé par The Race, une première absence entraînerait un avertissement. Les deuxième et troisième infractions seraient sanctionnées par des amendes de 5 000 puis 10 000 euros. À la quatrième, la somme atteindrait 15 000 euros, avec un avertissement officiel des commissaires FIM.
Une cinquième infraction conduirait à une exclusion d’une partie d’une séance d’essais. À la sixième, le pilote écoperait d’une pénalité sur la grille, sans nombre de places précisé.
Ces obligations concernent notamment la « Marche des Héros », les animations d’avant-course et certaines conférences de presse. Des exceptions sont prévues pour raisons médicales ou engagements incompatibles. Le Moto2 et le Moto3 sont également concernés, avec des sanctions adaptées.
Le passage de l’amende à la sanction sportive change l’enjeu : manquer une opération promotionnelle pourrait désormais peser sur la préparation d’un GP ou sur son résultat.

Les pilotes cherchent une représentation indépendante
À Phillip Island, les pilotes se sont aussi réunis pour discuter des risques liés au déplacement au Qatar, prévu en novembre dans un contexte géopolitique préoccupant. D’après The Race, une majorité des participants aurait exprimé son opposition au voyage. Aucune annulation n’a été annoncée.
Enea Bastianini a souligné le manque de pouvoir des pilotes face aux équipes et à l’organisateur. De son côté, Francesco Bagnaia soutient le principe d’une représentation indépendante.
Les obligations promotionnelles se renforcent donc au moment où les pilotes cherchent à défendre collectivement leurs conditions de travail. Les exceptions médicales prévues par le dispositif constituent un point central : elles doivent permettre de distinguer une absence injustifiée d’un besoin de récupération, sans transformer une difficulté physique en handicap sportif supplémentaire.






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