George Russell a maîtrisé le Sprint du GP des Pays-Bas devant Charles Leclerc et Lando Norris, dans une course où la gestion des pneus et le rythme dans les virages lents ont fait la différence.

Sprint du GP des Pays-Bas : Russell contrôle le rythme
En tête avec les gommes mediums, George Russell n’a pas cherché à creuser immédiatement l’écart. Il a ménagé ses pneus dans les courbes rapides en prévision d’une éventuelle attaque en fin de course. Lorsque Charles Leclerc a dépassé Lando Norris, Russell a accéléré et les deux pilotes se sont détachés. Il décroche ainsi sa troisième victoire en Sprint de l’année. Le vainqueur a toutefois reconnu qu’un tour supplémentaire aurait pu modifier l’arrivée, la pluie ayant joué en sa faveur au bon moment.
Charles Leclerc était le seul pilote chaussé de pneus tendres. Ce choix reposait sur ses sensations lors des essais libres, même s’il comptait surtout progresser au départ. Après un envol décevant, il a finalement dépassé Norris à la fin du 18e tour, au freinage du virage de Tarzan. Le Britannique disposait alors de moins d’énergie à déployer dans la ligne droite principale. Leclerc a ensuite pensé pouvoir menacer Russell, mais celui-ci a haussé le rythme après deux ou trois tours.
Norris bute sur les virages lents
Lando Norris n’attribue pas sa troisième place aux pneus, mais à un déficit général de performance. Sa voiture se montre compétitive à haute vitesse, mais concède trop de terrain dans les virages lents. Cette faiblesse l’empêche également d’exploiter pleinement ses points forts, car il ne peut pas attaquer excessivement dans les portions rapides pendant la course.
Cette difficulté n’a pas surpris le pilote. Déjà perceptible à Budapest, elle apparaît plus nettement à Zandvoort, où les passages à très basse vitesse sont plus nombreux. Norris estime que son équipe exploite déjà au mieux les réglages disponibles et ne voit aucun ajustement simple capable d’inverser la tendance.
Pour les qualifications du Grand Prix, Russell n’envisage que quelques retouches sur sa monoplace. À ses yeux, six pilotes peuvent viser la pole tant les écarts sont faibles. Leclerc se montre plus prudent : malgré une Ferrari performante sur les longs relais, il serait surpris de partir en tête.
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