L’activité de lavage d’Aumovio va passer sous le contrôle de Certina dans le cadre d’une cession concernant environ 700 salariés en République tchèque.
L’activité de lavage d’Aumovio rejoint Certina
Aumovio a conclu avec le groupe industriel munichois Certina un accord portant sur la vente de cette activité. Annoncée le 3 septembre 2026, l’opération englobe la production, la recherche et développement, les salariés ainsi que l’ensemble des activités commerciales associées. Son prix n’a pas été communiqué.
Encore soumise aux conditions habituelles, la transaction doit être finalisée d’ici à la fin de 2026. Basée à Adrspach, l’entité opère entièrement en République tchèque et emploie environ 700 personnes. Elle développe et fabrique des systèmes de nettoyage pour les vitres, les caméras, les capteurs et les phares, ainsi que des équipements d’alimentation en liquide.
Certina prévoit d’intégrer cette activité à sa plateforme automobile, qui génère environ 600 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel. Stefan Brungs, responsable de la division automobile du groupe, souligne les technologies éprouvées, l’équipe d’Adrspach et les relations établies avec les clients. Selon lui, ces bases doivent permettre à l’entreprise de se développer de manière indépendante.
Un recentrage sur fond de pertes accrues
Pour Philipp von Hirschheydt, directeur général d’Aumovio, cette vente marque une nouvelle étape du recentrage sur les technologies identifiées comme moteurs de croissance et de valeur. Elle fait notamment suite à la cession du site belge de Malines au groupe Dumarey. L’équipementier a également annoncé la suppression possible de jusqu’à 4 000 emplois dans le monde d’ici à la fin de 2026, dans le cadre d’une réorganisation de sa R&D.
Ce mouvement intervient après un premier semestre 2026 affaibli, également marqué par les effets d’un accord avec Bmw lié à une demande de garantie. Sur un an, le chiffre d’affaires d’Aumovio a reculé de 9,4 %, à 8,65 milliards d’euros, et de 8,9 % sur une base ajustée.
Le résultat avant intérêts et impôts (EBIT) s’est dégradé, passant d’une perte de 144 millions d’euros un an plus tôt à une perte de 469 millions d’euros. La perte avant impôt a atteint 569 millions d’euros, contre 95 millions auparavant. Quant à la perte nette attribuable aux actionnaires, elle s’est établie à 597 millions d’euros, après 232 millions au premier semestre précédent.
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