Stellantis a breveté une batterie éjectable destinée à limiter les conséquences d’un incendie sur une voiture électrique.
Séparer la batterie du véhicule en cas d’incendie
Lorsqu’une batterie haute tension est exposée à un feu, l’emballement thermique de ses cellules peut compliquer l’intervention des pompiers. La température peut atteindre 1 000 °C. Stellantis veut séparer l’accumulateur du véhicule pour éviter que les flammes ne se propagent au reste de la voiture.

Retirer une batterie du châssis n’est pas nouveau : Nio, en association avec CATL, applique déjà ce principe, notamment à des flottes de taxis. Le brevet de Stellantis vise toutefois autre chose. Il s’agit d’éloigner l’accumulateur lors d’un choc ou d’un départ de feu, plutôt que de l’échanger lors d’un ravitaillement.

Le dispositif prévoit qu’un boîtier déclenche une charge pyrotechnique sur les supports et la connexion électrique de la batterie pour la séparer du véhicule. La batterie 12 V prendrait ensuite le relais pour déplacer la voiture de quelques mètres, loin de son accumulateur haute tension.
Un brevet encore loin des voitures de série
Les plateformes actuelles, dont la batterie fait partie intégrante, devraient être revues en profondeur pour accueillir ce système. Une nouvelle base pourrait même être nécessaire. Associé aux services de recherche américains du groupe, le projet viserait plutôt des véhicules Dodge, Jeep, Chrysler ou Ram.
Éloigner la batterie pourrait éviter qu’une voiture soit entièrement détruite par les flammes. L’accumulateur éjecté risquerait toutefois de ne plus être réutilisable, même s’il n’était pas à l’origine du feu. Son remplacement peut coûter plusieurs dizaines de milliers d’euros, ce qui pèse sur l’intérêt économique du dispositif.

Reste la sécurité autour du véhicule. Une batterie volumineuse, potentiellement en feu, laissée sur la route présenterait un danger pour les autres usagers et les piétons. Elle pourrait aussi continuer à brûler après sa séparation : les pompiers auraient alors deux foyers à maîtriser. Le cadre légal d’un tel dispositif reste également flou.





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