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Les voitures Suzuki visent jusqu’à 120 kg de moins

Les voitures Suzuki sont au cœur d’un plan d’allègement pouvant atteindre 120 kg sur les futures générations d’ici 2030. Le constructeur prévoit aussi d’adapter ses motorisations aux marchés, avec une offre concentrée sur l’hybride et l’électrique en Europe.

Un modèle Suzuki illustrant les projets d'allègement du constructeur. Actualités
© DR

Les voitures Suzuki pourraient perdre jusqu’à 120 kg d’ici 2030, tandis que la gamme européenne se concentrera sur l’hybride et l’électrique.

La Suzuki Swift, une des voitures thermiques les plus légères en Europe
La Suzuki Swift, une des voitures thermiques les plus légères en Europe — © DR

La chasse aux kilos va jusqu’aux boulons

La légèreté reste au cœur de la stratégie technique du constructeur japonais. Suzuki veut retirer 100 kg, voire 120 kg à ses futures générations de véhicules d’ici 2030. Il s’agit notamment de compenser le poids ajouté par les normes de sécurité. La marque ne veut pas pour autant renoncer aux petites voitures de son offre.

Pour y parvenir, Suzuki veut optimiser la déformation à l’avant des véhicules. La marque compte aussi revoir la position des moteurs et employer des aciers à très haute résistance. Même les pièces les plus modestes sont examinées. Réduire la tête d’un boulon M8 ferait gagner un gramme. Une Suzuki compte en moyenne plus de 2 000 de ces boulons. Le gain atteindrait environ 2 kg. On comprend pourquoi Suzuki s’attarde sur la visserie.

Le thermique garde une place dans cette stratégie, adaptée à chaque marché. Suzuki poursuit le développement d’un moteur turbo à injection directe. La marque vise un rendement thermique de 50 % en réduisant les pertes mécaniques, de pompage et de refroidissement. Ce chiffre reste un objectif de développement, pas une performance annoncée pour un modèle commercialisé.

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Hybride et électrique pour l’Europe

Suzuki prépare une petite électrique pour l'Europe
Suzuki prépare une petite électrique pour l’Europe — © DR

La répartition des motorisations dépendra des régions. Le biogaz et le gaz naturel comprimé font partie des pistes évoquées pour l’Inde. Là-bas, les infrastructures de recharge restent limitées. En Europe, Suzuki prévoit de concentrer son offre sur les hybrides et les modèles 100 % électriques.

Pour contenir la masse des modèles électriques, le constructeur défend des batteries dimensionnées selon les besoins quotidiens. Il préfère cette voie aux capacités systématiquement élevées. L’approche passe aussi par des ensembles compacts réunissant moteur, onduleur et réducteur. Sur les segments supérieurs, une architecture partagée doit permettre des puissances de 70 à 130 kW, soit 95 à 176 ch. Le volume n’augmenterait que de 10 %.

La chasse aux kilos touche aussi l’électronique : Suzuki veut réduire de 15 % la masse des faisceaux. On voit l’enjeu pour la marque : préserver l’avantage de ses petites voitures tout en les adaptant à l’électrification.

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Kaiizer

Quentin, rédacteur essais chez Moteur Actu, est spécialiste de la culture automobile japonaise (JDM) : Toyota, Nissan, Honda, Mazda, Subaru, Mitsubishi et Lexus. Ses essais "à hauteur de conducteur" mêlent mesures objectives, retour d'expérience sur route et conseils d'achat directs, sans complaisance avec les constructeurs.

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