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Toto Wolff dans le paddock Mercedes lors d’un Grand Prix de Formule 1

ADUO F1 : Wolff réagit au moteur Red Bull

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Le classement ADUO F1 place le moteur Red Bull devant Mercedes sur la seule puissance thermique. Un verdict qui amuse Toto Wolff, tout en relançant le débat sur l’équité entre motoristes.

Classement ADUO F1 : Red Bull devant sur le thermique

Toto Wolff a préféré l’ironie pour commenter la hiérarchie ADUO. Interrogé à Barcelone, le patron de Mercedes a lancé en riant : « Je rougis », avant de rappeler que le sujet se lit d’abord dans les données. Le contraste a de quoi surprendre : quelques jours plus tôt, Max Verstappen s’était arrêté à Monaco sur un souci de groupe propulseur, alors que Mercedes venait d’enchaîner une sixième victoire et une sixième pole cette saison.

Tout repose sur la méthode. Le système ADUO ne juge pas l’ensemble du groupe propulseur, mais seulement la puissance fournie par le moteur thermique. Sur ce critère précis, Red Bull est considéré comme la référence. Wolff ne remet pas en cause l’analyse menée autour des capteurs de couple et renvoie à Nikola Tombazis, directeur monoplace de la FIA : « Il n’y a pas d’arrière-plan politique, pas de faveurs. »

Pour Mercedes, cette position en retrait devient donc un axe de travail ciblé. Wolff a résumé l’enjeu sans détour : comprendre si l’optimisation du thermique a été insuffisante et déterminer comment progresser. Même si la monoplace reste performante en piste, l’écart relevé par ADUO met en lumière une faiblesse potentielle dans un domaine très précis.

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Binotto et Wolff refusent une logique de BoP en F1

Mattia Binotto défend la même lecture technique. Le classement ADUO mesure de la puissance moteur pure, pas la gestion de l’énergie ni le rendement du système électrique. Les batteries, les onduleurs, le dimensionnement du turbo et l’exploitation en piste n’entrent donc pas dans cette hiérarchie. Pour Audi, l’attention se porte logiquement sur le rendement de la chambre de combustion, même si les gains possibles y sont limités.

Binotto accepte la fiabilité des mesures, tout en ouvrant la porte à une réflexion sur le principe. Il rappelle que l’aérodynamique dispose déjà d’un mécanisme différent, avec davantage de temps en soufflerie pour les équipes moins bien classées. Une logique similaire, fondée sur les résultats des saisons précédentes, pourrait créer un cadre commun entre châssis et groupes propulseurs.

Wolff, lui, fixe une limite nette : pas de Balance of Performance en Formule 1. L’Autrichien dit avoir une « allergie » à la BoP, qu’il juge politiquement ingérable dans d’autres disciplines. Il accepte l’idée d’un mécanisme fin pour éviter qu’un motoriste soit humilié, mais refuse qu’une commission décide artificiellement de l’équilibre des performances. L’ADUO reste donc un outil de convergence, pas un permis de réécrire la hiérarchie à la carte.

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A propos de l'auteur

Quentin, rédacteur essais chez Moteur Actu, est spécialiste de la culture automobile japonaise (JDM) : Toyota, Nissan, Honda, Mazda, Subaru, Mitsubishi et Lexus. Ses essais "à hauteur de conducteur" mêlent mesures objectives, retour d'expérience sur route et conseils d'achat directs, sans complaisance avec les constructeurs.

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