Le GP de Barcelone F1 s’annonce comme une course d’usure, avec des pneus déjà soumis à une forte dégradation thermique dès les essais libres.
Le GP de Barcelone F1 met les gommes sous pression
Barcelone a vite rappelé pourquoi son tracé reste un juge de paix pour les monoplaces. Avec 29°C dans l’air et une piste montée à 50°C, les trois composés disponibles ce week-end ont été mis à contribution. Aucun, toutefois, n’a vraiment échappé au phénomène majeur du jour : la surchauffe.
La surface abrasive du circuit, présentée comme la plus exigeante après Bahreïn, a particulièrement sollicité les pneus du côté gauche, à l’avant comme à l’arrière. Les équipes ont donc rapidement orienté leur travail vers les longs relais, surtout en fin de deuxième séance, avec une nette préférence pour le Medium C3.
Le Hard C2, lui, est resté très discret. Seuls les pilotes Haas l’ont utilisé en EL1, avant que Max Verstappen ne soit le seul à le chausser en EL2. Simone Berra a expliqué que les rares roulages avec ce composé avaient fait remonter davantage de glisse que sur les gommes plus tendres. Résultat : une surchauffe de surface qui le rapproche du Medium et du Soft en matière de dégradation.
Norris en référence, mais la course se jouera aux stands
Sur un tour lancé, la hiérarchie du vendredi a surtout souri au Soft C4. George Russell a signé le meilleur temps des EL1 en 1:16.363, déjà avec le pneu rouge. En EL2, Lando Norris a abaissé la référence en 1:15.426, également en C4.
Le chrono brut, pourtant, ne raconte qu’une partie de la journée. Les pilotes ont eu du mal à refroidir suffisamment les pneus pour tenter un deuxième tour rapide efficace. Dans ces conditions, un second effort permet au mieux d’égaler le temps précédent, sans réel gain.
La conséquence stratégique se dessine nettement : la course de dimanche 14 juin devrait compter au moins deux pit stops. Le Medium et le Soft, les deux gommes offrant le plus d’adhérence, se dégradent à un rythme proche. Les premiers relevés donnent toutefois au pneu jaune un léger avantage d’adaptation sur le tracé catalan. Entre les deux, l’écart de performance tourne autour de cinq à six dixièmes.
La première séance a aussi servi de vitrine aux jeunes pilotes. Sept équipes ont profité de l’EL1 pour leur confier une monoplace : Fred Vesti chez Mercedes, Dino Beganovic chez Ferrari, Leonardo Fornaroli chez Mclaren, Ayumu Iwasa chez Red Bull, Luke Browning chez Williams, Paul Aron chez Audi et Colton Herta chez Cadillac. Sur un circuit déjà bien connu des équipes, l’enjeu du week-end semble pourtant moins venir de la découverte que de la capacité à contenir l’usure.
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