Kimi Antonelli Barcelone : le leader du championnat a vu un podium presque acquis s’évaporer sur panne moteur, au terme d’une course qui ravive les inquiétudes de Mercedes.
Kimi Antonelli Barcelone : un podium perdu au virage 5
Kimi Antonelli a quitté Barcelone avec un sentiment brutal : « Je me sens très vide émotionnellement en ce moment. » Le jeune pilote Mercedes venait de subir son premier abandon de l’année, alors qu’il semblait filer vers un podium précieux dans la lutte au championnat.
La panne est survenue sans prévenir. Antonelli a expliqué avoir atteint le point de corde du virage 5 quand sa voiture a soudainement lâché. « Je ne l’ai pas vu venir. D’un coup, la voiture a abandonné. » Quelques instants plus tôt, à cinq tours de l’arrivée, il venait enfin de prendre le dessus sur George Russell, son équipier.
Le scénario rappelle Montréal, où Russell avait lui aussi dû ranger sa Mercedes après une défaillance similaire. À Barcelone, Antonelli avait pourtant tenu bon dans une course compliquée, entre la cadence de la Ferrari, la gestion des pneus de Lewis Hamilton, la stratégie de son équipe et le timing idéal de la VSC.
Le vainqueur Lewis Hamilton et Russell en ont profité pour réduire l’écart au championnat pilotes. Antonelli, lui, tente déjà de transformer sa frustration en cap : « Il faut que je voyage la tête haute, parce que le rythme était bon. Je regarde déjà vers l’Autriche, je pense qu’on peut très bien faire. »
Mercedes face à une fiabilité qui coûte cher
Le fond du problème dépasse largement le seul résultat de Barcelone. Antonelli a reconnu une vraie inquiétude : « Nous avons eu plusieurs soucis depuis le début de l’année. C’est un point sur lequel nous devons travailler, parce que perdre autant de points dans ce genre de courses, ça fait mal. »
Son rythme, pourtant, était bien présent. Il avait déjà eu une occasion lors du deuxième relais, mais la chaleur rendait le suivi très difficile. Les pneus surchauffaient, glissaient dans l’air sale et transformaient chaque attaque en prise de risque coûteuse. Quand l’ouverture s’est enfin présentée face à Russell, Antonelli a plongé. Trois ou quatre tours plus tard, la panne est arrivée.
Toto Wolff n’a pas masqué son agacement. « Nous ne connaissons pas encore la cause de la panne », a expliqué le patron de Mercedes, en rappelant que d’autres soucis étaient liés à la batterie, mais pas tous identiques. Le symptôme, lui, ressemblait à celui de Russell au Canada : une voiture qui s’éteint.
« Je suis déçu. On ne peut pas abandonner des voitures de manière régulière et continue », a insisté Wolff. Sa formule résume l’urgence chez Mercedes : avant de viser la victoire, il faut terminer. Après l’épisode de Monaco, les commissaires ont aussi sanctionné Antonelli pour une infraction aux limites de piste, ajoutant une note amère à un week-end déjà perdu.
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