L’avenir de Max Verstappen en F1 nourrit les échanges entre le quadruple champion du monde et Stefano Domenicali, convaincu que le Néerlandais poursuivra dans la discipline.
Max Verstappen en F1, une décision qui lui appartient
Stefano Domenicali affiche sa conviction : « Mon opinion est que Max restera avec nous. Et je l’espère vraiment. » Il se garde toutefois de présenter ce scénario comme une décision déjà prise par le pilote.
Le patron de la F1 dit entretenir une relation « incroyable » avec Max Verstappen. Leurs discussions portent aussi bien sur l’avenir du Néerlandais que sur les prochaines évolutions réglementaires. À ses yeux, le champion aime la Formule 1 et se projette encore dans son futur.
Cette confiance s’accompagne d’une réserve importante. Verstappen choisira lui-même la suite de sa carrière, « de la manière qu’il préfère », tandis que la discipline continuera d’avancer. Sa présence reste donc souhaitée, mais la décision lui appartient entièrement.
Le règlement 2026 alimente les interrogations
Cette conviction s’exprime alors que l’avenir du Néerlandais suscite de nombreuses spéculations. Red Bull a perdu du terrain, et Verstappen a été associé à plusieurs écuries. Aucun changement n’apparaît cependant dans les déclarations de Domenicali.
Les questions ne se limitent pas au mercato. La frustration du quadruple champion face au règlement 2026 l’a amené à se demander s’il souhaitait continuer en Formule 1. Verstappen compte parmi les premiers pilotes à avoir publiquement critiqué cette refonte, mais aussi parmi les plus virulents.
Deux sujets se croisent donc. Le premier concerne un éventuel départ de Red Bull pour une autre écurie. Le second porte sur sa volonté même de rester en F1. Domenicali ne se prononce que sur ce dernier point, en affirmant croire à la poursuite de sa carrière.
Le simulateur et le rééquilibrage prévu en 2028
Domenicali assure que les pilotes ayant déjà essayé les évolutions à venir dans le simulateur jugent que le règlement va « dans la bonne direction ». Il indique avoir également abordé le sujet avec Verstappen.
Le dirigeant distingue ainsi les retours collectifs des pilotes de la position personnelle du Néerlandais. Il ne rapporte aucune appréciation précise de Verstappen et ne lui prête pas une adhésion complète aux changements. Il confirme en revanche l’existence d’un dialogue direct sur leur orientation.
Sur le plan technique, l’évolution évoquée concerne notamment la répartition de la puissance. L’équilibre actuel de 50 % thermique et 50 % électrique doit passer à 60 % thermique et 40 % électrique en 2028. La contribution électrique perdrait ainsi dix points au profit du moteur à combustion.
Ce rééquilibrage intervient après les critiques visant la réglementation 2026. Pour Domenicali, les premiers essais virtuels envoient des signaux encourageants, sans pouvoir à eux seuls modifier le cadre technique.
Un règlement soumis à un accord collectif
Le patron de la F1 insiste sur la gouvernance qui encadre chaque changement. Pour qu’une modification réglementaire puisse aboutir, les écuries et les constructeurs doivent s’accorder avec les positions de la FIA et de la FOM.
Domenicali ne peut donc pas réécrire seul les règles à partir des remarques d’un pilote, même s’il s’agit d’un quadruple champion du monde. Les retours du simulateur et les échanges avec Verstappen s’inscrivent dans une procédure qui implique plusieurs acteurs.
Cette mécanique limite la portée immédiate des discussions personnelles. L’optimisme affiché sur la direction prise ne vaut pas décision réglementaire, mais montre que la F1 confronte ses futures évolutions au ressenti des pilotes.
Entre spectacle en piste et attentes des puristes
Le débat s’inscrit dans une réflexion plus large sur le public de la Formule 1. Domenicali raconte que George Lucas lui a parlé des nouveaux spectateurs, séduits par l’action en piste et peu intéressés par des données telles que l’angle d’accélérateur ou le pourcentage de pression sur les freins lors d’un dépassement.
Le dirigeant met cette approche en regard de celle d’une « niche » historique, davantage attentive aux détails techniques. Par ses critiques répétées du règlement 2026, Verstappen se place plutôt du côté des puristes, soucieux du comportement des monoplaces et de la philosophie de la discipline.
Domenicali tente de concilier ces sensibilités sans masquer le désaccord. Il estime que les ajustements réglementaires peuvent convaincre Verstappen de poursuivre. Le dernier mot appartient néanmoins au pilote, que le patron de la F1 espère encore voir longtemps sur la grille.
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